LE COMTE, LA COMTESSE, MATHILDE
LA COMTESSE, à Lamlcrnnc qui sort.
Monsieur le marquis, n’oubliez pas que je vous alloués ?
LE MARQUIS
Oh ! madame ! (a part en sortant.) Je les lâcherai et ce sera très-chic!...
la comtesse.
Les jeunes cens d’aujourd’hui me font peine, excepté M.de Landcrnac et Lucien... Ils doivent faire tache, du reste, parmi eux. .
LE COMTE, riant.
Oh! Lucien !...-
LA COMTESSE
Vous êtes tout disposé à le calomnier, je le sais! je me suis chargée do l’éducation de nos enfants, cîest tout dire, n’est-ce pas?... Mais quoi que vous pensiez, monsieur, je n’en ai pas moins fait de Mathilde le modèle des jeunes filles, et de Lucien un homme qui se respecte et dont l’exemple peut servir.
LE COMTE
Je ne demande pas mieux, comtesse.
LA COMTESSE
Vous êtes un envieux!
MATHILDE, entrant, A sa mère .
Me voilà ! (Allant à son père.) Bonjour, mon père.
LE COMTE
Bonjour, mon enfant ! (L'examinant.) Oh ! oh ! quelle toilette à cette heure !
MATHILDE
Nous devons, ma mère et moi, faire quelques visites, et comme j’ai ma leçon de piano à prendre auparavant j’ai ‘ voulu...
LE COMTE
Etre belle !
MATHILDE
Mais certainement.
LE COMTE, souriant.
PourM. Morçl ?...
LA COMTESSE
Un professeur de piano?... vos plaisanteries sont déplacées.
MA THIL.DE, A son père.
Ta es méchant aujourd’hui, (a in comtesse.) Ta modiste estelle venue ?...
LA COMTESSE
Non, nous l'attendons, elle a plusieurs chapeaux à nous faire essayer, (ruo sonne.) Antoine, amen z Théodore. M. Morel, le professeur de piano, vavenir... et je veux que ce cher Toto commence aujourd’hui même l’étude delà musique.
Antoine tort.
LE COMTE, s’assied.
Pourquoi ne pas lé mettre dans un collège? L’éducation en commun est une excellente chose.
LA jCO MT ESSE, va s’asseoir an canapé.
Dites un moyen de perdition... Mes enfants ont été élevés chez moi. Toto ne me quiitera pas plus que ses aînés.
LE COMTE
Si cela est votre idée, n’en parlons plus. (On entend hurler Toto.) Du reste, voici déjà une protestation en votre favetïr.