I-A COMTESSE , à. sa fille
Mettez vite un mantelct et un chapeau... le marquis doit nous rejoindre au Bois et nous conduire en poste à Chantilly.
MATHILDE
Cette demoiselle a-t- elle compris, ma mère,?...
LA COMTESSE
Parfaitement, mais j’ai changé d’idée. Les yeux qu’ouvrait cette petite en votant mes parures me font cnco’c rire. Eté n’avait jamais vu autant dediamants. La pauvre enfant est devenue toute songeuse quand je les ai renfermés dans le coffret.
LE MARQUIS, à part.
Parbleu, toutes les femmes se brûlent à ces feux-là 1
MATHILDE
Je vais m’apprêter.
Elle tort à gauche.
TOT O, à sa mère.
Dis donc, maman, qu’est-cc que c’est que ça, un opéra?
V LA COMTESSE
C’est une pièce de théâtre où l’on chante tout le temps, mon ami.
TOTO
Et à quatre pattes?...
LA COMTESSE
Petit bêta!
TOTO
Oh ! je sais bien pourquoi je te demande ça, parce que vois-tu...
LA COMTESSE
Tu nous conteras ça plus tard... quand nous serons revenus de la promenade...
JUSTINE, entrant, & la comtesse.
Mademoiselle Giraud s’est installée dans le boudoir, madame... dois-je l’y laisser?
LA COMTESSE, riant.
Mais sans doute, Justine... vous ne supposez pas qu’elle va nous dévaliser et emporter mes écrins?
LE MARQUIS, se dandinant.
Ce serait une petite pacotille de choix.
LA COMTESSE, à Toto.
Viens m’ embrasser!... Va dire à Antoine qu’il le mène aux Tuileries. Sois bien sage et ne te bourre pas de gâteaux avant le dîner.
TOTO sort en criant.*
Antoine! Antoine!
LA COMTESSE, se levant.
Marquis, ma fille est prête. (Mathilde repérait. mettant ses gants.)
A deux heures à l’entrée du lac?