SCÈNE PREMIÈRE
LE COMTE, TOTO, puis ANTOINE.
Au lever du rideau, le comte est assis d la table à gauche, il lit. TOTO, à cheval.
Dis donc, p’pa, nVst-ce pas que je suis baron?
LE COMTE, à lui-même.
Machines à défricher... système Ransoines... oui, mais incomplet. Les Anglais et les Allemands inventent; nous autres Français, nous perfectionnons! J’achèterai une de ces machines!
Dis donc, p’pa.,. l’es pas poli... je te parle et tu ne me réponds pas.
LE COM TE, écriront.
Tu m’ennuies.
TOTO
Ali ! je te demande ça, parce que le fils de ton portier, Isidore... il ne m’appelle jamais monsieur le baron, et ça me vexe, moi, na 1
LE COMTE
Tais-lûi donc. (A lui-même Pt en se relisant.) C’est trÔS-clairl... il faut quatre chevaux aux Ransomcs... et deux au nouveau système pour faire la même besogne! (n sonne, à Antoine.) Mon copiste est-il venu?
TOTO
Le père Giraud, p’pa?..
ANTOINE
Je ne l’ai pas vu, monsieur le comte.
TOTO
Si, il est venu; tu étais sorti ; il m’a même dessiné un bonhomme à la plume, je vais te le montrer.
LE COMTE, s’éloignant.
Oui, c’est très-bien.
TOTO, le rattrapant.
Tu ne l’as pas regardé!... Mais oui, c’est très-bien : il m’a promis une bonne vieille; ce sera le mari et la femme. Il m’a dit de te dire qu’il reviendrait.
Le domestique sort
LE COMTE
Tu aurais pu commencer par cela.