ISIDORE, LUCIEN
ISIDORE, à part.
Il est méchant comme la gale, ce bonhomme-là. (Allant à u
porte de droite, regardant à la cantonade.) Tout lû monde est SOrti! Cl
môme le moucheron qu’on emmène ! la maison csl à nous !... Monsieur le vicomte! (Lucien parait.) Il n’y a plus personne. Nous pouvons procéder, comme dit maître Poiinet l’huissier d’en face ; un vrai puits de science, cT’homme-là.
LUCIEN, après un silence.
Non, Isidore, j’ai réfléchi... le hasard m’a fait causer ce matin a,vec mon père... j’aime mieux lui demandor l’argent dont j’ai besoin.
ISIDORE
Et il vous le donnera !... Mâtin! monsieur le vicomte, vos illusions se portent bien!... Cinq cents louis perdus au jeu et qu’il faut rendre aujourd’hui môme!... Les parents, c’est dur à la détente. Je connais ça. Le père Pavard m'a flanqué à la porte pour vingt francs que je lui devais. On vous offrira milleécus !
LUCIEN
J’avouerai tout.
ISIDORE
Allons donc !... direz-vous que vous ôtes criblé de dettes et que le papier timbré fleurit dans notre loge à votre intention ! raconterez-vous aussi, à cet excellent père, votre petite^ histoire avec la Machiavellini?... Non, n’esl-ce pas? cl ce n’est pas tout : Et Marguerite ?
LUCIEN
Marguerite ! Tu ne l’as pas revue?
is IDORE.
En voilà encore une dont il faut vous débarrasser gentiment !
LUCIEN, très-agité.
Soit ! Tu as raison. Mais, mais... je n’ose pas !
Il passe*
ISIDORE
Vous n’osez pas? Eh bien ! et moi? Est-ce que votre petit Isidore n’est pas là?... et puis... quoi? Il ne s’agit pas de reculer , le petit papier timbré dont je vous par.ais tôul à l’heure...
LUCIEN
Eh bien !
ISIDORE
Eh bien! il est plus qu’en fleurs! Il a des fruits mûrs! voilà deux jolis commandements qui ne sont pas de l’Église... mais qui n’en sont pas moins respectables, à propos de certaines petites lettres de change... ce qui t’ait que dans deux ou trois jours... vous pourrez bien être... (iimoniredes papiers.) saisi.