ACTE DEUXIÈME
AUGUSTE
Ah ! ben!... t’as assez. ramé dans ta vie , pour que ça soit plutôt l’un que l’autre. Je ne serais pas fâché non plus de savoir à qui est destinée celte dinde que la portière vient de mettre à la broche.
JACQUES, il sa lève.
Une dinde?
AUGUSTE
Et qui avait déjà un air... que l’eau m’en est venue à la bouche.
JACQUES
Et quand tu connaîtrais le propriétaire , à quoi cela le servirait ?
AUGUSTE
A rien probablement... mais s’il avait une faiblesse quelconque...
JACQUES
Comment, pour de la volaille tu t’abaisserais?....
AUGUSTE
Elle est peut-être truffée ! — Où est le mal, d’ailleurs, que ceux qui ont des ridicules nourrissent ceux qui n’ont pas de pain?... — Allons, viens prendre un verre d’absinthe... c’est moi qui paye !
JACQUES , entr’ouvrant la porte h gauche.
Mademoiselle Marguerite I je vais revenir ! •
MARGUERITE, au dehors.
Bien 1
Ah!
AUG USTE , s’arrête en ouvrant la porte de sortie.
JACQUES
Qu’est-ce que c’est?
AUGUSTE , enivré.
L’odeur de la dinde qui monte jusqu’ici !... Quel parfum!.. Que c’est comme un bouquet de fleurs!...
Iis sortent par le fond. Arrive Blarguerito.