SCÈNE II
LUCIEN, ISIDORE, entrant du fond.
LUCIEN
Ah ! le voilà!.. Tu as été vite en besogne!.. Comment at en accueilli tes prétentions? *
ISIDORE
Mais pas trop mal... on m’a prf8 seulement de revenir... ce qui est assez encourageant.
Le père Giraud consentirait donc?
ISIDORE
Il m’attend ce soirl F.h! on a une tournure à enlever le cœur de la belle et le consentement du père!
LUCIEN'
C’est vrai! tu es joliment bien mis tu' as l’air d’un....
I S I D O R E , pirouettant.
J’ai l’air d’un petit crevé! dites le motl c’est assez chic! hein? J’ai ébouriffé le père Pavard,’ tout à l’heure! Il n’en revenait pas! Ah! dam! vous n’avez pas voulu me prendre avec vous! Je me suis lancé tout seul! Les dix mille billes que vous m’avez données ont fait un rude effet à la Bourse! Allez! Je ne demande à la fortune que deux ou trois tours de roue pareils pour être agent de change!
LUCIEN
As-tu pensé à l’emprunt ?
ISIDORE
Quel emprunt, le Turc?
LUCIEN
Eh ! la somme qu’il faut pour ravoir...
ISIDORE
Ah!... les diamants! Mais rien ne presse... le strass que nous avons glissé à leur place...
LUCIEN
Ah ! tais-toi ! ! !
ISIDORE
N’en dites pas de mal ! C est admirable! Pt la monture! ! Je m’y suis trompé moi-même 1.. Que pouvez-vous craindre?
LUCIEN
On ne sait! un hasard 1..
ISIDORE
Bah! depdis un mois...
LUCIEN
Nous voyagions!., nous étions à la campagne! mais. aujourd’hui lès dîners, les fcles, les bals!! Tu comprends? Tu m’as promis de me tirer de celte anxiété, tiens ta parole.
ISIDORE
Mais oui! mais oui!
LUCIEN
Tu es mon complice d’ailleurs!
‘ ISIDORE
Certainement, et mes cheveux n’en blanchissent pas I Soyez donc tranquille. A propos, avez-vous retrouvé le médaillon?
LUC IEN
Non, je ne sais ce qu'il est de\enu.