‹ Nos enfants drame en cinq actesChapitre 48 sur 87 · LA COMTESSE, ANTOINE, TOTO · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, ANTOINE, TOTO

ANTOINE, entrant.

Madame la comtesse, monsieur le baron ne veut pas qu’on lui mette sa cravate.

TOTO, le suit et l'arrête en chemin.

Ah! tu rapportes, loi I Je le dirai à papa! A ton âgel c’est vilain!

Antoine sort après l'avoir salué.

LA COMTESSE

Viens! que je l’arrange, mon chéri.

TOTO

Dis donc, maman... Qu’esi-cc qu’il est donc devenu, ce grand blond qui devait épouser ma sœur et qui avait l’air si bêle?... Il ne vient plus!

LA COMTESSE

Je^ous ai prié de parler poliment de toutes h s personnes que vous voyez ici.

TOTO. •

Eh bien! puisque je ne le vois plus!

LA COMTESSE, le retenant.

Vous êtes un méchant enfant. Monsieur de Landemac est parti il y a un mois pour rejoindre, en Italie, sa mère qui était gravement malade : il est de retour.

TOTO

Et il épousera ma sœur! ali! quelle chance!

* Il ae met è sauter.

LA COMTESSE. 1

Mais reste donc en place!

TOTO, s'échappant*

Je serai garçon d’honneur, pas vrai, maman? et à la noce, je mangerai de tous les plats. — Morel en sera-t-il, de la noce?

LA COMTESSE

Vous savez bien q ie monsieur Morel était le prof* ssêur de piano de Mathilde, et qu’il a été renvoyé.

TOTO

Ahl c’est-il parce qu’il abîmait le tapis en se mettant à genoux devant ma sœur, qu’on l’a renvoyé ?

En voilà assez !

ANTOINE, entrant, annonçant.

Monsieur le ma-quis de Landcrnac!

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