LA COMTESSE, ANTOINE, TOTO
ANTOINE, entrant.
Madame la comtesse, monsieur le baron ne veut pas qu’on lui mette sa cravate.
TOTO, le suit et l'arrête en chemin.
Ah! tu rapportes, loi I Je le dirai à papa! A ton âgel c’est vilain!
Antoine sort après l'avoir salué.
LA COMTESSE
Viens! que je l’arrange, mon chéri.
TOTO
Dis donc, maman... Qu’esi-cc qu’il est donc devenu, ce grand blond qui devait épouser ma sœur et qui avait l’air si bêle?... Il ne vient plus!
LA COMTESSE
Je^ous ai prié de parler poliment de toutes h s personnes que vous voyez ici.
TOTO. •
Eh bien! puisque je ne le vois plus!
LA COMTESSE, le retenant.
Vous êtes un méchant enfant. Monsieur de Landemac est parti il y a un mois pour rejoindre, en Italie, sa mère qui était gravement malade : il est de retour.
TOTO
Et il épousera ma sœur! ali! quelle chance!
* Il ae met è sauter.
LA COMTESSE. 1
Mais reste donc en place!
TOTO, s'échappant*
Je serai garçon d’honneur, pas vrai, maman? et à la noce, je mangerai de tous les plats. — Morel en sera-t-il, de la noce?
LA COMTESSE
Vous savez bien q ie monsieur Morel était le prof* ssêur de piano de Mathilde, et qu’il a été renvoyé.
TOTO
Ahl c’est-il parce qu’il abîmait le tapis en se mettant à genoux devant ma sœur, qu’on l’a renvoyé ?
En voilà assez !
ANTOINE, entrant, annonçant.
Monsieur le ma-quis de Landcrnac!