SCENE II
Les Mêmes, JACQUES, puis GIRAUD.
AUGUSTE
Qu’est-cc que tu as donc là, qui est si bien enveloppé? JACQUES.
C’est une traduction que j’ai Tuile hier et que je rapporte au patron. * •
AUGUSTE
Bigre!... lu travailles aussi dans les langues étrangères!...
GIRAUD, entrant, chargé île papiers.
Je tous ai fait attendre. Excusez-moi...
Il examine les travaux qu’on lui rrm I.
MIGUEL, hns ù Augt ste.
Il est bien change, le patron, depuis quelques jours !
AUGUSTE
Dam! il vieillit, le bonhomme!
GIRAUD, à Jacques Bien, c’est la traduction ! »
JACQUES
Et ça, c’cst le contrat de mariage dont vous m’avez dit de
faire deux expéditions!
GIRAUD* rêveur.
Le contrat de mariage!... Ali! oui, ils ont consenti ceux-là. On les a maries ! La mère n’a pas refusé.
JACQUES
Quoi refusé?
GIRAUD, s? remettant.
Quoi? tien !... pensais à autre chose-, (a Michel et a Auguste.) Tenez, voici pour vous, il me faut quatre copies de cet acte, c’est pressé.
M ICH EL
On enlèvera ça pour ce soir.
AUGUSTE
Faut-il vous lâcher de la bâtarde?
. GI RA U D, bourru. > *
Oui, pour les noms propres... ceux do la mariée surtout.
AUGUSTE
De la mariée 1 mais olcst un bail?
GIRAUD
C’est ce que je voulais dire. Maintenant laissez-moi... allez-vous-en...
MICHEL
Qu’esl-cc qu’il a donc?
AUGUSTE
La tète déménage, il a reçu un rude coup, le bonhomme. Je le conterai ça. (Us sortent tous les trois en disant i) Bonjour, pt.’IC Giraud !...
GIRAUD, «pris un silence. — Il se dirige machinalement vers le pavillon, puis s’arrête en frissonnant.
Et moi qui espérai' lui rapjioitcr une bonne nouvelle!.. One liiidirai-jc maintenant? Tpi’on m’a jeté à la porte cl que je vais me battre demain?... un part.il coup dans sa himation! Eh bien! lais- loi! éiouffe ton faux orgueil, misérable père, si tu ne veux pas tuer ta fille ! ! ..
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