ACTE QUATRIÈME Isidore
Üli ! j’ai lâché vicomte, comme j'aurais dit marquis ou baron.
Gin Au>n.
Ton vicomte a un nom que je peux te dire, moi.
ISIDORE
Bah! dîles-le .alors, vous m’évilerezla peine de vous le faire,, connaître.
GIRAUD
Lucien des Haumes !
ISIDORE
Bien trouve! vous avez mis te nez dessus.
Veux-tu savoir où il a pris l’argent qu’il t’a donné?
• ISIDORE
Oh ! je n’y tiens pas... l’argent n’a point de famille... çi roule d’une main à l’autre sans demander de passe-port.
GIRAUD
Cet argent provient d’un vol.
ISIDORE
Hein!!!
GIRAUD, le saisissant.
Vous avez volé les diamants de la comtesse !
ISIDORE
Parlez donc moins haut, c’est corn promeltint.
* GIRAUD
Tu es son complice ! et je vais le faire arrêter!
ISIDORE
Arrêter? moi! un capitaliste ! ,
GIRAUD
A l'instant même.
ISIDORE
Voyons, père Giraud, pas de bêtises! Vous n’y pensez nas! le vicomte a pris les diamants de sa mère, mais un jour ils devaient lui appartenir. 11 n’y a p-s de quoi fouetter un chat!
GIRAUD
Tu le verras !
ISIDORE, s 'échappant de scs moins.
Ah ! bon ! vous savez ! bonsoir ! c’est pas moi qui ai fait le coup.
G I R A UD
Tu. mens, tu me l’aurais déjà prouvé.
I SIDOR K } tirant un papier de sa poche.
Oh ! s’il ne s’agit que de cc’a! Vous venez d’in uber à ma probité, vous avez porté atteinte à ma considération! (Lui présentant te papier.) Tenez ! liscz-moi ç’a.et rougissez !
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NlfS ENFANTS
• G I H A U D, prenunt le pnpier et lisent.
« Mou citer Isidore, je t'envoie les diamants, inoius le » médaillon que j’ai perdu, Qiigagc-les ou veuds-lcs. Mais il u me faut cinquante mille francs ce soir. »
ISIDORE
Est-ce clair cette fois ? "
• GIR AUD , lisant.
« Dix mille francs pour ta commsiion. » — Signé « Lucien » des llaumcs. »
ISIDORE
Voilà ! Dix mille francs et je suis couvert. C’est ça qu'on appelle leï affaires. Rendcz-jnoi mon vélin !
GIRAUD, arec joie.
Je tiens donc ma vengeance !