‹ Nos grand'mères [microforme]Chapitre 12 sur 39 · QE · texte numérisé non relu

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vd! & | NOS GRAND’ MÈRES 93

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sant pour entraîner ces femmes dans un pays où rien de riant ne pouvait fasciner d'avance l'imavination, aiguillonner fJ’ambition ou l'amour des jouissances ; pas d'or, comme dans les colonies es-

pagnoles ; pas de ciel clément, pas

de fruits succulents, pas d'indigè-

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nes bienveillants ; mais au contraire, des froids inouïs, des forêts interminables, et ces terribles Iroquois toujours armés, toujours insatiables de sang ! Ces épouses vinrent donc ici simplement pour

partager les travaux, les espé-

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rances et les dangers de leurs maris, pour soulager et charmer leur exil, pour enfanter à la France, dans leur courageuse fidélité, des générations plus vigoureuses, plus fécondes, plus indestructibles.

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La première et la seule dont l'histoire fasse mention avant le séjour de Madame de Champlain à Québec est la femme de Louis Hébert. Il convient de faire de

suite à cette Eve du Canada la

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part si bien méritée de notre admiration.

Elle était arrivée à Québec en 1617 avec son mari, apothicaire de Paris, que la compagnie de la Nouvelle-France avait sans doute

entraîné en Amérique pour admi-

nistrer des potions à ses commis,

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dans leurs indispositions. L'intelligent pharmacien pensa, après quelque temps, qu'il accomplirait probablement un travail aussi salutaire à ses patients et plus utile à sa postérité, s'il laissait là la fa-

brication des pilules pour la cul-

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