‹ Nos grand'mères [microforme]Chapitre 17 sur 39 · DES · texte numérisé non relu

DES

elle avait contracté un pacte et

une union avec cette terre dont elle avait fécondé le sein, elle

voulut y rester fixée, malgré son

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aversion pour les Anglais, mal-

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gré la mauvaise fortune de la France. Aussi, quand, après trois ans d'abandon, cette France vint

reprendre possession de son do-

ne

maine rendu par l'Angleterre, ce

| | fut sous le toit de la veuve Hé- | |

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bert qu’elle chanta son 7e Deum et offrit à Dieu son sacrifice d'action de grâces ; il n'y en avait pas

d'autre resté intact au Canada,

# et certainement qu'on n'en aurait À pas trouvé de plus digne d’un i & pareil honneur. Car cest sous ë 6 ce seul et humble chaume qu'a- ?

; vait survécu la parole, la foi, l’es- {À pérance de la France-mère, qu'avait palpité son amour, qu'avait reposé comme une immortelle re- | lique le germe déjà indestructible de la France-Nouvelle.

Le roi récompensa plus tard ee

ce courage viril : il créa un fief en faveur de Couillard, gendre de la veuve Hébert et lui conféra \ le titre et les privilèges de seigneur. Et Dieu fit sortir de ce berceau des Hébert une lésion d'hommes forts et vertueux qui allèrent propager et implanter sur toutes les rives du St-Laurent ce nom et les traditions de bien et d'honneur puisées au sein de leur première mère. “ Sa postérité, ditle P. Le Clercq, a été si nombreuse, qu'elle a produit

quantité d'officiers de robe et

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