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moisson, ou préparent, à la cabane provisoire, le berceau des générations qui se précipitent : elles portent des armes à ceux que l'ennemi assaille à l’'improviste, elles défendent victorieusement nos forts et nos palissades pendant que les hommes courent vers d’autres points menacés, elles subissent la torture à côté de nos martyrs, elles sont ravies et retenues en captivité pendant des années, en captivité chez les Iroquois, sous des huttes d'écorce
d'où elles reviennent pius intrépi-
Y 2 ———— sn annees
À Ville-Marie, un jour, on voit surgir tout autour de l'enceinte,
au milieu des éclaircies formées
par les nouveaux défrichements,
70 NOS GRAND’ MÈRES des encore et plus respectées | ê des bandes d’Iroquois ; ils se pré-
4 Cipitent sur les colons occupés
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aux travaux des champs. Ceux-ci, [
désarmés, ne voient de salut que ges peuvent entrer avec eux dans d'hommes à l’intérieur pour les
défendre. Une femme, Mme Du-
( dans la retraite. Mais les sauvaclos, voyant le danger, charge sur
les retranchements : il n’y a plus | |
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VDS Là
ses épaules un faisceau d'armes et court le porter aux fuyards que rejoint déjà l'ennemi. Armés ils se retournent, ils combattent, ils vainquent, et Ville - Marie est x sauvée.
À Verchères, deux fois, le fort ® complètement vide d'hommes va- s) lides, surpris par des bandes sau- i
vages, fut sauvé par le sang-froid,
l’intrépidité et l'intelligence des châtelaines du lieu : par Mme de | Verchères, d’abord, et par sa fille | deux ans plus tard. Ces femmes, |
assaillies à l’improviste, armèrent
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