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ee GARDE
fait transporter les malades les plus délaissés et les plus dénués, et elle s'installe au milieu d'eux, devenant leur médecin, leur servante, leur apcthicaire, et à elle
De #4
seule plus que tout un éureau de
santé,
| 98 NOS GRAND’ MÈPES
Pendant ce temps-là, sa mère
était emportée par le fléau, à
Montréal.
Mesdames, je m'épuiserais moi-
? même avant de pouvoir épuiser * + t ê ces traits généreux de la vie de 9 ‘ nos mères : j'ai saisi ceux-ci à la e : | à * hâte, dans mon voisinage, nayant ? .
& pas le temps d'aller en chercher #
plus loin; mais quelle famille
n'a pas connu parmi les siens, dans nos campagnes reculées, avant qu'elles ne fussent envahies par les gradués de nos nom-
| breuses universités, de ces fem- |
# rs
al NOS GRAND’ MÈRES 99 * mes, médecins volontaires, qui, avec cette faculté exquise propre au cœur maternel de découvrir les secrets de toute souffrance, trouvaient des remèdes que ne * rencontre pas toujours la science ; intéressée ? SP Elles allaient bravement au lit ?
de
de toutes les douleurs, sans re-
= ee GAEHK De . Moss
garder aux dangers, sans s’informer des règles si subtiles, si compliquées et souvent si contradictoires de notre hygiène moderne, sans penser même au mal qu’elles
| | pouvaient raprorter à leurs en-
Ye
Er ee:
fants. Elles se disaient,ces femmes valeureuses : “siles hommes n’al- | laient plus à la guerre parce que
l’on risque de s’y faire tuer, qui