‹ Nos intimes. comédie en quatre actesChapitre 35 sur 120 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MARÉCAT

On peul le croire; il n'a jamais menti! C'est un ange!

VIGNEUX.

C'est un ange, mais nous ne sommes pas d'^s anges, nous nous avons faim !

MARÉCAT

A six heures! Ce n'est pas possible!... Je n'ai pas faim, moi. Tu n'as pas faim, toi, Raphaël?..,

CAUSSADE

Je t'assure, Marécat, que nous avons déjà très-faim à six heures!

MARÉCAT, tranquilîempnt.

Alors, juge donc ce que ce sera à sept heures I

THOLOSAN, à part.

Ah! mais il est agaçani !

MAURICE

Allons! mettons qu'on dînera à six heures et demi!

MA.RÉCAT.

Oh! bien, mes enfants!... si je trouble vos habitudes, j'aime n.ieux m'en aller!

CAUSSADE, le relenanl.

Encore !

MAURICE, de même.

Voyons! voyons! monsieur Marécat I.,.

CAUSSADE

On attendra!

THOLOSAN.

C'est pour notre agrément !

MARÉCAT, décidé.

Ah ! comme ça!...

VIGNEUX, à sa femme, à part

Va-t-en voir si on aurait de ces compiaisances-là pour nous!

MADAME VIGNEUX, de même.

Faire souffrir tout le monde pour ce monsieur I

CAUSSADE

Eh ! bien jusqu'à ce qu'on sonne, messieors, liberté entière! Les jai'dins sont ouverts!

(Il tire un cigare de sa poche.) LAURENT, tendant le journal à Causs&de.

Le journal de monsieur!

46 NOS INTIiMES

VIGNE (IX, prenant le journal, tîTemenl,

Ahîla Bourse!... voyons!

(Il s'en va, le papcoorant ABDALLAH , enlevant le cigare à Caussade.

Un cigare... bonne affaire!... ne bouge pas!... j*ai du feu!...

(Il s'en va eo allumant le cigare.) CÉCILE.

Nous allons au jardin?

CAUSSADE

Oui, si tu veux mon bras?

MAURICE

Pardon! (n prend le bras de Cécile.) G'est relenu !

(Il sort avec elle. — Caussade va à droite prendre son chapeaii de paille.) MARÉCAT.

Et dire que j*ai oubli(5 d'apporter mon chapeau de paille!... Il n'y a donc pas de chapeau de paille ici?... Ah! si! (ii prend dei

•ains de Caussade le chapeau de paille.) Voilà mon affaire.

Il se coiffe et s'en va. — Tholosan et Caussade restent seuls en scène. \ THOLOSAN, s'approchant de Caussade uu peu ahuri.

Mon cher monsieur Caussade, je vous prie de remarquer que je ne vous prends rien, moi 1... je ne vous prends rieu l

La toile tombe.

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