‹ Nos intimes. comédie en quatre actesChapitre 56 sur 120 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

moment que sa femme est à toi, et que c'est lui qui a le front... Ah ! tu as raison! Gaussade est dans son tort... à bas Gaussade, y mort Gaussade!

MAURICE

Àhî Tholosan, trêve de railleries I

THOLOSAN, reprenant sur le piano sa canne et son chapeau.

Tu as tout dit?

MAURICE

Oui!

THOLOSAN.

Tu es bien décidé à ne pas partir?

MAURICE

Pour les Pyrénées... non... je ne crois pas8

THOLOSAN.

Et à donner suite?

Maurice.

Oui!

THOLOSAN.

Alors, je ne te prends pas en traître, et je te préviens quêta ▼ois en moi un champion déclaré du mari.

MAURICE

Ah! oui-dà; comme ami de l'homme ou de la femme?

THOLOSAN.

Ni de Tun, ni de l'autre ! — Gaussade n'est pas mon ami, et par conséquent je ne fais pas la cour à sa femme... Mais tu comprends qu'à mon âge, étant plus près du mariage que de l'amour, il est naturel que je défende une institution dont je ferai bientôt le plus bel ornement... Gaussade est mon allié naturel... En outre, il n'est pas de force; — de plus, sa femme trahit !... Trois raisons pour qu'un chevalier errant comme moi vole 4 sa défense en simple volontaire!

(Il remonte. ^ Fausse sortie.) MAURICE

G e,t-à-dire que tu vas le prévenir, n'est-ce pas?

THOLOSAN, s'arrêlant et se retournant.

Oh ! la là 1 — Pour qui me prends-tu? Ge sont les Marécat qui prévieaiient dans ce cas-là ! C'est la défense officielle, ça. — Le volontaire ne souffle mot, lui... Il débarque au moment où on ne l'attend pas, il tiraille sur les flancs, et d'escarmouche m escarmouche il vous bat à plate- cout ure l Tu Tas voir I

* Maurice, Tholosan.

MAURICE

Eh Lien ! nous verrons I Mais ta parole 2

THOLOSAN.

C'est donné I (iis se serrent la main. ) Va à tes affaires, je vais aui miennes t Nous compterons aprùs si j'y manque l

MAURICE

Soit i (il va pour sortir par la bibliothèque et aperçoit madame Caassade.) VOÎCl

madame Caussade. Je suis beau joueur, je te cède la place 1 Tu peux commencer.

THOLOSAN 5 saluant.

Ohl après vous, messieurs les Anglais I

MAURICE, de môme.

&h l monsieur... je n'en ferai rien 1

(Il sert par le fond.)

SCÈNEXIV

THOLOSAN, .eoi, puis CÉCILE.

THOLOSAN.

C'est tout ce que je voulais... Il est évident qu'avec des dispositions pareilles... ce gaillard-là va brusquer la déclaration !... Et nous sommes perdus I Donc !... Empêcher la déclaration à tout prix! Gomment? quel moyen simple... ingénieux... sans que la dame puisse me soupçonner? (se nappant le front.) J'y suis, très-bien!... Et la voilà !... A mon rôle!...

(11 tire de sa poche un calepin qu'il ouvre, semble consulter des notes, puiï écrit. — Cécile sort delà bibliothèque, aperçoit Tholosan et descend prè>: de lui.)

CÉCILE *

Docteur! (iholosan paraît absorbé.) DoCtCUrl THOLOSAN.

Qu'est-ce que? (se retournant et saluant.) Ah I pardoD..» madame... pardon ; je ne vous entendais pas.». J'écrivais.t.

CÉCILE

Une ordonnance?

THOLOSANd

Précisément; une ordonnance!

* Tholosan, Gécib.

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