‹ Nos intimes. comédie en quatre actesChapitre 7 sur 120 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

CÉCILE, BENJAMING*

CECir>Ej s'asseyanl sur le canapé.

Ali! Dieu! quelle chaleur! On n*a de cœur à rion!

BENJAMINE, un peu railleuse.

Ah! ah! les voiià donc revenues les fameuses pantoufles de i'élé dernier, pour papa I

Mauvaise petite langue! C'est une façon de dire que je suis i.nc paresseuse, hein?

BENJ AMINE, passant derrière elle pour venir s'asseoir sur le canapé.

Ah ! pour t'y remettre, il faut que tu t'ennuies bien icil

CÉCILE, à d

Ici ou ailleurs! (Haut.) Tu t'amuses donc, toi?**

BENJAMINE, assise sur le tabouret comme une cnr^nt*

Mais ouiJ

CÉCILE

Heureuse créature, va! Si tes oiseaux se portent bien et si tes fleurs sont en boutons, te voilà joyeuse pour toute la journée! Ah! la belle chose que tes dix-huil ans î... Moi aussi, j'avais un jardin qui me semblait grand comme le monde, et j'arrosais mes fleurs en causant avec elles.... Et quel travail dans ma jeune téte!... quelles fantaisies!... quels rêves dorés pour l'avenir!. . quels voyages dans le pays des chimères... (à elle-même) jusqu'à l'arrlvée... où il n'y a plus à s'occuper que des bagages .--a

BENJAMINE

Tu dis?

CÉCILE, retenant à sa tapisserie.

Rien, ma mignonne! je suis une folle, va!

BENJAMINE

Ta, ta... tu détournes la conversation. Tu crois donc que j8 m'ennuierai plus tard?

* Benjamine, Cécile.

Cécile, Bcnjamiae.

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