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l'encontre de sa sœur, le Dieu de Moïse l'effrayait. Sa piété très douce lui faisait envisager la vie comme une épreuve quil faut accepter, mais qu'il est permis d’adoucir en utilisant les dons que le Créateur s’est plu à déverser sur terre. Rieuse et naïve encore malgré ses trente-cinq ans sonnés, elle aimait la vie, adorait les courses folles à travers les prés, s'attendrissait tout à coup devant le marmot dépenaillé qu'elle s’amusait à faire sauter sur ses genoux: en un mot elle
charmait tous ceux qui l’'approchaient par sa qualité dominante qui était la
douceur.
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Quant à Jeanne, c'était encore une autre nature ; elle possédait toutes les
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qualités de Louise et toute l'énergie de Charlotte, mais la piété des deux sœurs lui faisait totalement défaut, et c'était le désespoir des demoiselles d'Obercourt
ainée et cadette que cette incroyance chez la paysanne, qui leur répondait invaria-
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