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€ pourquoi? », et que les raisonneurs, les sophistes, concluaient à la négation de sa bonté.
Ah! sans doute, aux intelligences faibles et incomplètes 1l paraît inouï que Dieu n'ait pas octroyé immédiatement le bonheur et la perfection. Nous comprenons mal sa manière de procéder ; mais, s'il en est ainsi, c’est que nous ne sommes en réalité que des ignorants présomptueux qui possédons l'immense tort de vouloir juger là où nous devrions nous soumettre.
Cependant elles semblent indéniables cette bonté et cette justice de Dieu, lorsqu'on y réfléchit un peu. Tout dans la vie semble être un perpétuel effet de sa sollicitude. Si les catastrophes nous guettent, si l'ennemi nous environne, 1l faut reconnaître aussi que les secours ne nous font pas défaut. Mais ingrats, comme l'est, en général, une humanité peu évoluée, nous murmurons sous le coup de l'épreuve et ne remercions pas lorsque nous trouvons l’aide.
La nature elle-même nous confirme la bonté de Dieu. Vous n'avez pas été sans constater plus d’une fois au cours de votre vie ce fait, qui paraît quelquefois singulier aux gens qui n’ont encore que peu souffert : Une personne est atteinte par des catastrophes successives ou par un de ces malheurs qui ne se réparent pas ; elle reste brisée, anéantie, ayant au cœur une de ces déchirures que le temps même est impuissant à cicatriser.
Est-ce au monde, à ses amis même, qu’elleira demander le remède à son incurable chagrin? Cherchera-t-elle dans l’activité des villes la griserie qui efface le souvenir ?
Non, et le plus souvent, si aucun obstacle matériel ne la retient, c’est dans le calme de la campagne qu'elle ira bercer sa pensée douloureuse, apaiser son atroce douleur ; et si un jour le sourire revient sur ses lèvres, si l'espoir même léger envahit son esprit, si l’attendrissement fait monter des larmes à ses paupières, soyez certaines que c'est le spectacle de la nature qui en est cause, parce qu'il est impossible de conserver en soi quelque ferment d’aigreur devant les merveilles de Dieu, et que si l’homme nie son pouvoir, la nature en revanche le proclame avec autorité.
Du sein des terres fécondes jusqu’à la coupole sans fond qui englobe les mondes, un alleluia d’allégresse s'élève, et vous qui ne comprenez encore qu'imparfaitement le langage de la Création, vous qui souffrez, oh ! de grâce ne vous révoltez pas, acceptez la loi d’expiation qui s'appelle aussi la loi de progrès. De