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CHAPITRE XIV

DANS QUELLE LIMITE EST-IL PERMIS AUX ESPRITS D'AIDER ET DE SECOURIR LES MORTELS ?

Que de récriminations ne se sont pas élevées du sein de cette malheureuse

planète pour protester contre l'insuffisance du secours divin, contre l’ingérence d'un gouvernement indifférent! D'aucuns ont été jusqu'à nier l'existence de ce gouvernement, tandis que d’autres affirmaient hautement que le don de vie n'était

que l'œuvre d'un pur hasard sans sagesse et sans volonté personnelle, se plaisant

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à livrer au tumulte des éléments, aux violences des coups de vent, les corps fragiles et les âmes timides ; et de tous les coins de la terre des mots entrecoupés se sont élevés, des protestations et des plaintes se sont exhalées, tandis que l’invincible « pourquoi? » se répercutait de bouche en bouche.

Et, en effet, pourquoi ?

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Pourquoi ce raffinement de cruauté qui veut qu'étant entourés d'êtres de l'au-delà qui sont souvent, la plupart du temps dirais-je, supérieurs aux mortels, ces derniers ne soient pas plus encouragés, mieux conseillés, plus fortement soutenus ?

Pourquoi cette sensation d'abandon si complète après la mort d’un être cher, du moment où l'âme de celui-ci palpitante, toujours existante en un mot, s’agite

autour de vous, écoute vos plaintes, comprend mal vos désespoirs ?

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