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lors comme des instruments bien imparfaits comparés au rayon visuel qui est devenu le sien. N’étant plus embrumée par aucune considération humaine, arrêtée par aucune mesquinerlie, SON impartialité s'affirme, les beautés de son caractère se développent, ses aptitudes se caractérisent, et devant ses yeux éblouis, dans son cerveau merveilleusement assoupli par le travail de ses jours terrestres, tous les mystères se dévoilent, tous les phénomènes s'expliquent. Subtil et transcendant son cerveau pressent, soupçonne, comprend dans une certaine mesure la cause des effets dont il a su tirer un si heureux profit sur terre. Mais Dieu! que sa science est petite, s'il la compare aux milliards d'autres merveilles qu'il doit approfondir durant le temps de sa course sans fin à travers l'Univers ! Que le merveilleux d'hier lui semble vulgaire à côté de l'inattendu de demain ! Que le œénie humain lui semble mesquin, comparé aux conceptions fantastiques des orands Esprits qui planent très haut très loin au-dessus de lui!
Oh! homme, qu’es-tu pour te glorifier de quelque chose ? Qu’es-tu auprès de Dieu? Moins que rien, moins que l'insecte même près duquel tu passes indifférent, et cependant à ton infimité un but est proposé, une apogée est destinée, un triomphe est préparé. |
Sursum corda! Oublie les assaillants qui te cernent de toutes parts, et qui ont nom : épreuves, tentations. Ils n'ont de prise sur ton âme que durant quelques secondes de ton éternelle vie. Laisse la haine prodiguer ses coups, l'ennui multiplier ses adroites tentatives, et regarde là-bas, tout au loin, au delà de cette zone frontière où se termine le pays de l’ombre et où commence celui de lumière.
C'est dans ce séjour que les mystères seront dévoilés à ta curiosité, et que, dans la pleine clarté de la révélation, tu comprendras l’incompréhensible, tu
t’'assimileras l’inassimilable.
PÈRE Dipon.