FOI, PAIX, SALUT
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nest pas une vertu facultative, mais bien une qualité innée chez quelques êtres
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seulement. Enfin je voudrais vous démontrer comment la prière est seule capable
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d'attirer sur la tête de l’homme la paix de l’âme et le salut qui doit, il est vrai | | :
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être son partage un Jour ou l'autre, mais dont il lui est permis et même recom-
meme.
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mande de souhaiter la venue dans le plus bref délai possible.
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Je ne sais trop pour quelle raison l’on s’est toujours attaché à attribuer une place à part à la foi dans le lot des qualités qui embellissent une âme. Elle est,
dit-on, un don ou faveur spéciale de Dieu. Selon qu'il le juge nécessaire ou non,
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le grand Divin la refuse ou l’octroie, la déverse dans telle âme avec abondance,
tandis qu'il aura des réticences sévères pour telle autre qui en a pourtant un égal
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besoin, car la foi est nécessaire pour tous, et nous pouvons à son égard rappeler ici le mot célèbre de François de Sales à propos de l’'Eucharistie : « Aux imparfaits elle est utile pour devenir parfaits, et aux parfaits pour garder cette perfection. »
Pour pallier tout ce que cette théorie des faveurs de Dieu peut contenir de
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peu rationnel, l'Église nous dit que le Souverain Maître est clément à la prière, et que, en recourant à celle-ci, l'âme dénuée peut se sentir soudainement inondée des plus hautes faveurs et des plus sublimes lumières. Mais ici nous nous heurtons à un cercle vicieux qu 1l nous semble impossible de franchir, car du moment où la prière est un acte de foi, où elle n’est efficace qu'à la condition d’être fervente, il lui manque précisément ce qui fait l'objet de sa demande, c'est-à-dire la foi pour arriver à ses fins. La prière devient par cela même irréalisable, inutile, et il n'y aura Jamais ainsi d'explication satisfaisante de cette théorie « La prière est un acte de foi, la foi est accordée à la prière. »
Faut-11 donc, lorsqu'on est privé de la foi, renoncer à la prière, et s'engager
solitarement au milieu des mille récifs et écueils qui parsèment la route de la
un
vie, au bout de laquelle on sait pertinemment qu’on trouvera le gouffre béant du
tombeau sans consolations? Faut-il borner ses désirs et ses aspirations à la seule
terre? Faut-1l limiter ses tendresses au cercle familial, à tout moment ébréché par la mort? Faut-l, en un mot, vivre sans foi et sans espoir?
Non, quelque soit votre dénûment moral, vos tristesses amères, vos révoltes et tout l’odieux dont la vie se plaît parfois à entourer certains êtres, pour vous qui souffrez plus encore, puisque vous doutez, la foi divine, la foi d’au-delà, n’est
pas refusée. Je ne vous donnerai pas l’ironique conseil de vous évertuer à la
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