SCÈNE XV LA BARONNE, CLOTILDE
CLOTII.DH.
Qu'ai-jeentendu! Quoi! tu veux m'enlever...
L* BARONHE.
Non ! Je veux arrêter Narcisse que tu renvoies, ce qui est bien différent.
CLOTILDE. -
Et Clémence''
LÀ BARONNE
L'un ne peutaller sans l'autre, s'ils doivent se marier.
CLOTILDE
Clémence retiendr^arcisse.
Ll. RABONNE.
■ A moins que Narcisse n'entraîne Clémence, C'est ce que tu désires?
LA BABONNE.
Je ne m'en cache pas,
CLOTILDE
El tu crois que je consentirai?...
LA. BàRONNE.
Tu ne pourras pas les retenir, et j*espère bien...
CLOTILDE
C'est affreux cela ! on n'est plus en sûreté chez soi .
LA BARONNE
Si, depuis des années, tu avais été, comme moi, empoisonnée, pillée, maltraitée, saccagée....
CLOTILDE
Mais, Amélie, je croyais que c'était une distraction pour toi.
LA BARONNE
Dis tout de suite quej*ai perdu la tête!
CLOTILDE
Non 1 mais tu devrais continuer pour faire plaisir à ton mari.
LA BARONNE
Mon mari prend plaisjr à me voir saccagée !
CLOTILbE.
Il m'a dit bien souvent : Si Amélie n'avait pas à changer de domestiques tous les huit jours, avec sa tête ardente, son imagination capricieuse, elle serait capable...
LA BARONNE
Quoi ! Il spécule sur mes ennuis d'intérieur pour vivre tranquille ! Et il m'estime assez peu pour craindre que, si je ne les avais pas, je. . . je. . . Ah 1 mon cher mari, vous me le paierez. Dussiez-vous ne plus fermer rœil de toute la nuit, vous aurez de bons domestiques.
CLOTILDE
Amélie, tu es cruelle.
Hector entre par le food.
LA BARONNE
Ton cuisinier! C'est It ciel qui me l'envoie.
CLOTILDE
Tu voudrais, lui aussi?. .. Ah ! Je saurai bien !...