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Morel, Champagne souterraine, pi. XIII, fig

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de suspension en fer également ; la même tombe contenait un poignard en 1er du type de la Marne.

Tombe tOO (inhumation). — Kpéc de for dans son fourreau (môme type); à côte, une pointe de lance en fer.

Tombe 138 (incinération). — j-lpée de fer dans son fourreau (uumuc

type).

Tombe 176 (incinération). — Épéede fer dans son fourreau (uiôme type), avec chaîne de suspension en fer; belle pointe de lance avec talon.

Tombe 758 (inhumation). — I']pée de fer d'une longueur inusitée (type de la Tène), mesurant au mininmm Om,~5.

Tombe 943 (incinération). — Épée de fer dans son fourreau (type de la Marne); belle lance avec talon; trois phalères de bronze.

Tombe 953 (inhumation). — Sépulture d'un chef; un cercle d'or ou couronne, composé de feuilles d'olivier, a été recueilli sur la tète du squelette. Il y avait aussi un casque de bronze*, une épée de fer (type de la Marne) et une pointe de javelot en fer.

Fif^. 109. — Chaînettes gauloises en fer, des environs de Bologne '.

Des bracelets de fer et de bronze provenant des mêmes sépultures reproduisent presque sans variante la forme et la technique des objets analogues trouvés en Champagne. En général, le mobilier est celui des tombes delà Marne, à la céramique près.

l'iusieurs tombes signalées par M. Zannoni étaient des tombes de femmes; près d'un des s(]ueleltes féminins se trouvaient des boucles d'oreille en or.

\. Brizio, op. laiifl., pi. V), ■2.'<.

i. Urizio, «y*, land.. \>\. VI, ."), JO,

Le comte Gozzadini qui prit, après M. Znnnoni, la direction des fouilles, fut assez heureux pour recueillir les fragments d'un second bandeau d'or, associé à un casque de bronze portant une inscription étrusque (1887). On sait que, dans le courant du m* siècle, Gaulois et Etrusques se sont, à plusieurs reprises, conlisés contre les Romains.

Après Gozzadini vint M. Brizio, qui obtint des résultats analogues en fouillant le terrain [predio) De Lucca, voisin des précédents. Citons une tombe (n" 86) où il recueillit une épée de fer dans son fourreau, avec chaîne de suspension, du type mornieu bien caractérisé.

Les sépultures gauloises n'avaient pas manqué non plus à la. Certosa de Bolog-ne, où on lésa trouvées mêlées à des tombes étrusques. M. Zannoni en signale à plusieurs reprises dans son grand ouvrage.

Suivons maintenant M. Brizio hors du territoire propre de Bologne.

l" A Ceretolo, à 48 kilomètres environ de la ville, il y a un groupe important de sépultures gauloises. A côté d'un des squelettes se retrouve l'épée de fer marnienne avec la chaîne de suspension.

2° A Santa-Maria Maddalenadi Cazzano,k\a. même distance de Bologne, un autre groupe gaulois a fourni la même épée de fer, douze pointes de lance en bronze et quinze fibules (types de la Marne et de la Tène).

ô° Marzabotto. — Dans ce centre si franchement étrusque, nous retrouvons encore les Gaulois, avec leurs mêmes armes, leurs mêmes fibules. Reconnu d'abord par Desor et M. G. de Mortillet, le caractère gaulois de plusieurs sépultures de Marzabotto est aujourd'hui hors de doute. Mais à la Certosa, Ombriens, Etrusques et Gaulois reposent côte à côte dans la vaste nécropole ; à Marzabotto, les Gaulois ont été ensevelis à part, dans des conditions qui ne permettent d'y voir ni des maîtres ni des esclaves. C'étaient sans doute des auxiliaires ou des mercenaires.

Nous ne reviendrons pas sur les fouilles dont le comte Goz-

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zadini, Desor et M. de Morlillet ont traité avec compétence. M.Brizio, dans le mémoire que nous analysons, porte à six le nombre des épées incontestablement g'auloises trouvées à Marzabotto. Il faut donc compter au moins seize épées g-auloises recueillies, en peu d'années, dans un cercle très étroit autour de l'antique Felsina.Ce chiiïre paraîtra modeste: hâtons-nous de dire que l'on se ferait une idée inexacte de l'importance des sépultures gauloises du Bolonais si l'on restait sous cette impression. Bien que i'épée soit, pour ainsi dire, l'élément le plus significatif du mobilier funéraire gaulois, elle est loin d'être le seul indice certain d'une sépulture gauloise. Les fers de lance et do javelot, les bracelets, les fibules olfrent aux archéologues des éléments non moins sûrs de détermination.

Fig. 110. — Bracelet gaulois avec ornements en S, environs de Bologne '.

Une statistique établie sur ces indices attesterait l'existence, dans la région bolonaise, de plusieurs centaines de tombes gauloises.

Il faut constater, toutefois, que nous ne trouvons, sur ce territoire doïrn par excellence, rien qui ressemble aux grandes nécropoles celtiques de l'Insubrie, ni aux nombreux et vastes cimetières du nord-est de la Gaule (départements de la Marne, de TAisne et de l'Aube), ni à plusieurs nécropoles échelonnées sur la rive droite du lias-llhin.

Les conclusions de M. Brizio, s'appuyant sur un ensemble de faits dont ses leclicrches ultérieures n'ont pas modifié le

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