‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 113 sur 140 · Voir lievue archéo/o;/i(/ue, numéro do iiovemljre · texte numérisé non relu

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AWEXE D 189

en ayant gracieusement donné l'autorisation, sur la demande de mon con- Irère à l'Institut, le mari|uis de Vogiié, nous n'avons pu résister au plaisir de publier sans plus lar 1er un document de premier ordre : une plaque de ceinture en bronze, ornée au repoussé, sur laquelle figurent certainement des guerriers gaulois, cavaliers et fantassins, et que M. de Hochstetter, dans sa lettre, signalait déjà tout particulièrcinenl à mon attention.

L'impoi-tance exceptionnelle que j'attache à ce monument ne vient pas seulement de ce qu'il sort d'un milieu gaulois, de ce qu'il nous met en présence de costumes, boucliers et casques, analogues à ceux que nous ont déjà fait connailrc les situles de la Cerlosa, de Matrai et la situle de Watscli elle-même, dont M. lieinach a donné le dessin d'après M. de Hochstetter', de ce qu'enfin le travail de cette plaque appartient à une industrie et à un art qui p:iraît avoir été particulièrement llorissanlcbez les tribus celtiques du Danube et du Pô, et cela dès une époque relativement très ancienne; mais encore et surtout parce que nous y trouvons une représentation très nette de deux armes qu'aucun monument figuré ni en Allemagne, ni en Ilalie, ni en France n'avait encore mis sous nos yeux : le jatelot à amenlum et la cateia (voir pi. III de la Revue) «.

Or, la cateia était l'arme gauloise par excellence. Le javelot à amenlum ne paraît pas avoir été d'un usage aussi commun dans nos contrées occidenlaliîS. Les Romains ne s'en servaient qu'exci'plionnellement. Mais nous avons quehiues raisons de croire que ce javelot (le javelot à amenlum) était larme de jet qui avait fait donner aux Gsesates, les célèbres mercenaires gaulois, le nom qu'ils portaient.

l'amentlm

La célébrité de l'amentum est due surtout à la phrase des Comrn<:ntiiires où César raconte, B. G., V, xLvni, comment il s'y prit pour faire parvenir à Quintus Cicéron, assiégé chez les Nerviens, la nouvelle qu'une légion accourait à son secours,

« Ayant appris par des prisonniers ce qui se passait dans le camp de Cicéron et en quel péril il y était, César Gt partir un cavalier gaulois que la promesse d'une forte récompense décida à porter une lettre au légat : cette lettre était écrite en grec, afin que si l'ennemi l'inlerccplait il ne put en connaître le contenu. Dans le cas où le Gaulois ne pourrait pénétrer jus([u'à Cicéron, il devait attacher la lettre à la courroie d'une tragule et la lancer dans le camp. »

Si adive non posset, monet ut Inujalam cttm epislola ad nm^^ntum deligata intra munitionem castrorum abjiciat.

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