RÉCAPITULATION
Italie 47 exemplaires.
Sdisse 1 —
autriche-ho.nghie 33 —
Allemagne 17 —
Belgique et Hollande 1 —
Fraîvge 5 —
Total. . . 104 exemplaires.
Nous publions ici deux croquis rendant sensible la distribution géographique des cistes comparée à celle des rasoirs, (|ui se sont trouvés parfois dans les mêmes tumulus. On reconnaîtra qu'il existe une similitude frappante entre la répartition de ces objets, qui fout défaut l'un et l'autre dans la presqu'île des Balkans, au sud du Danube. La théorie de l'origine italienne étant écartée, du moins eu ce qui concerne le centre et le sud de la péninsule, ou peut se demander seulement s'ils sont illyriens ou celtiques. Pour les cistes àcordons, l'hypothèse illyrienue peut trouver une conlirmatiou dans leur fréquente occurrence cà Saula-Lucia, où, en revanche, il n'y a pas de rasoirs. Mais, après ce qui a été dit dans le présent volume, il n'y a guère lieu de douter de l'exislence d'une civilisation
illyro-celtique, antérieure à l'établissement, dans les mômes contrées, de
Fig. 114.
Distribution des cistes à cordons.
Fi?. 115.
Distribution des rasoirs'.
la civilisation celto-galatique dite de I.aTène, qui trouva, dans la couche celtique auLérieure, un terrain tout préparé pour sa diffusion.
Salomon Hkinach.
1. Le signe en forme de T indique les rasoirs du type septentrional.
LR BOUCLIER D'AfllIlLLE ET LES SITULES CELTO-ILLYRIENNES
Il y a une vingtaine d'années, l'histoire de l'art grec commençait, ou peu s'en faut, avec la description du Bouclier d'Achille dans Vlliade*. Grâce aux fouilles de Schliemann et de ses émules, elle remonte aujourd'hui beaucoup plus haut et nous possédons des œuvres du xiv* ou du w^ siècle avant l'ère chrétienne qui peuvent déjà être considérées comme helléniques. Mais ces découvertes, en élargissant notre horizon, ont, en même temps, précisé nos connaissances et si une restitution complète du bouclier homérique est encore impossible, nous pouvons, du moins, en deviner le style et reconstituer quelques épisodes des scènes multiples qui le décoraient.
Pendant longtemps, on s'est demandé si la description homérique n'était pas entièrement de fantaisie, tout en admettant qu'il pouvait exister, à cette époque, des œuvres présentant une lointaine analogie avec elle et lui ayant servi de poini de départ.
Otfried Millier écrivait en 1835 : « Sur une de ces œuvres d'art, le bouclier d'Achille fait par Hephaestos, Homère décrit de grandes compositions comprenant de nombreuses figures; mais justement la grande abondance et l'étendue de ces représenlaiions et le peu de compte que le poète y lient de ce qui est réellement représentable-, éloignent l'idée d'œuvres humaines d'une étendue analogue, bien que l'on puisse cependant concéder que l'on sût, dès lors, fixer en petit des figures sur des plaques de métal. Le procédé a dû consister à découper avec des instruments tranchants le métal amolli et réduit en feuilles, puis à fixer ces découpages sur un fond avec des clous ou des pointes^ »
Bursian, en 1864, s'exprimait sur le même sujet comme il suit : « L'ouvrage le plus merveilleux de ce genre, le bouclier d'Achille, dont la description appartient certainement aux parties les plus récentes de l'Iliade, est essentiellement une simple création de la fantaisie, qui ne peut fournir aucune mesure pour l'appréciation de l'habileté artistique au temps d'Homère, Gepenriant, tant dans la disposition des images sur des bandes