LES BRONZES ESTAMPÉS
ET
LES SITULES IIISTOIUÉES
Une intéressante remarque, applicable à nos cimetières proto-celtiques^ a été faite par les archéologues italiens au sujet des cimetières proto-ombriens et proto-étrusques. L'égalité la plus parfaite existait à l'origine dans tous ces clans. Le
\. Revue arc/iûol., I8G), II, p. 409-413.
chef seul se distinguait des autres par la richesse de ses armes et la grandeur de sa tombe. M. Falchi a insisté avec beaucoup d'à-propos sur ce fait dans son rapport sur les fouilles de Vetulonia'. Dans les vieilles nécropoles, comme celles de Golasecca, ces tombes exceptionnelles sont très rares. On serait presque tenté de croire que les chefs avaient des champs funéraires ou des sépultures de famille très éloignés de la nécropole commune. La tombe de Sesto-Calende est entourée de plus de six mille tombes banales; ailleurs, on trouve à peine une ou deux tombes de cliefs armés sur mille incinérés*.
L'épéc, ou plutôt le poignard, de la tombe de chef découverte à Sesto-Calende^ présente un grand intérêt archéologique. Cette arme se rattache, en eiTet, à une série spéciale, nettement caractérisée par la nature du métal (lame de fer, fourreau et poignée de bronze), ainsi que par la forme particulière de la poignée, dite à antennes.
On retrouve ce type dans les localités suivantes :