‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 43 sur 168 · Et également de taille moyenne · texte numérisé non relu

Et également de taille moyenne

3. Cf. H. Huxley, De la place de l'homme clarté la nature (trad. Daily), p. 106,

briser la glace, d'après M. Prestwich, comme le font encore les habitants des contrées septentrionales. A fendre le bois, à déterrer les racines, disait Boucher de Perthes, Quelques-uns, les plus petits, devaient être des armes de jet, suivant M. John Evans. Il est probable qu'ils servaient à tous ces usages et à d'autres analogues '. Il se peut aussi qu'ils fussent réservés à des usages restreints, comme celui dont parle M. Preslwich. Il faudrait savoir avant tout, quel était l'état intellectuel et les besoins des populations des alluvions. On croit, en général, que leur intelligence ne s'élevait pas au-dessus de celle des peuplades sauvages actuelles les plus déshéritées. Sir John Lubboch, dans ses Origines, de la civilisation'^, retrouve les mœurs de l'homme quaternaire chez les sauvages de l'intérieur de Bornéo, qui n'ont « ni culture, ni semences; qui ne mangent ni riz, ni sel; ne s'associent pas les uns aux autres, mais errent dans les bois comme des bêtes fauves. L'homme, quand il sent le besoin de se reproduire, enlève une femme et l'emmène avec lui, pour un temps, dans la forêt. Quand les enfants sont assez grands pour trouver seuls leur nourriture, l'homme et la femme se séparent, sans j amais plus songer l'un à l'autre ». Les Tasmaniens fait-on remarquer, présentaient un aspect aussi misérable quand Tasman les découvrit, en 1644. On peut en dire autant de certaines tribus australiennes. Tel serait, suivant sir John Lubbock et son école, l'homme à l'état de nature. T(d aurait été notre premier ancêtre. Nous ne saurions accepter ces conclusionssur la valeur desqucHcs nous aurons à revenir, après avoir étudié l'homme des cavernes. Nous ferons, ici, deux observations. La première, relative à la perfection et à la régularité de certaines haches quaternaires portant indice d'une habileté de main et d'un goût remarquable. La seconde, à l'existence constatée de crânes modernes du type néanderthaloïde ayant appartenus à des individus d'intelligence plus qu'ordinaire ; ce type était au

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