Voir Rei'. arch., nouvello ?,<'T\p, t. X, pi
DÉCOCVERTE d'oBJETS GAULOIS EN ITALIE 349
avons là, on Italie, le pendant des vases et coupes étrusques découverts au nord des Alpes au milieu d'armes gauloises, c'est-à-dire des armes gauloises enterrées au sud des Alpes à côté d'urnes étrusques. La coupe de Somme-Bionne aurait aussi bien pu se trouver à Marzabotto que les épées et libules gauloises de Marzabotto à Somme-Bionne'. Il y a entre ces objets, découverts à si grande distance et dans des milieu.K si différents, plus que de la ressemblance, il y a identité. Les deux cimetières, doivent donc être contemporains, ou, du moins, avoir été employés en même temps à une époque encore indéterminée de leur durée, probablement au commencement du m" siècle avant notre ère, c'est-à-dire au milieu du v^ siècle de la fondation de Rome.
Le cimetière de Marzabotto est un cimetière urbain mixte, où se mêlent, dans des proportions prescjue égales, les inhumations et les incinérations, toutefois avec prédominance des incinérés sur les inhumés. Nous savons que les Gaulois inhumaient.Les épées elles fibules delacoUectionAria proviennent d'une tombe à inhumation : nouvelle probabilité de la justesse de l'attribulion de la tombe à un vrai Gaulois, à un Transalpin établi en Cisalpine '.
(< Dans une cellule, dit M. Gozzadini '\ à la profondeur de 30 centimètres, gisaient trois squelettes, la tête tournée vers l'orient et espacés entre eux de 2 mètres. Chacun avait sur le corps une épée de fer dont la lame, longue de 62 centimètres, large au sommet de 4 centimètres et demi. Unit, en se rétrécissant, en pointe de feuille d'olivier et a une côte longitudinale sur les deux faces, dans son milieu. Une partie du fourreau également de fer est restée attachée à la lame par 1 oxydation. Ce fourreau, dans sa partie postérieure, est légèrement convexe et présente au sommet une bélière fine, en relief, rectangulaire, destinée à laisser passer une courroie de cuir
i. Voir notre artidi! : Vases élrusgues, etc.
2. M. le comte Conestabilc, au congrès de liologne, n émis l'opinion que ces arnifs ituliqiiaient non la iirésencc de tlanlois à Manzabotto, mais simplement une influonce fauluise.