Gozzadini, Di ulleriori scoperle, pi. II, fip. I
DÉCOUVERTE d'oBJETS GAULOIS EN ITALIE
Gaulois, citoyens ou mercenaires, mais exerçant le métier des armes, faisaient partie de la population de Marzabolto. E. Desor, au congrès de Bologne, s'était associé à M. de Morlillet pour soutenir cette thèse. Le comte Coneslabile ne l'acceptait qu'avec réserve. Le comte Gozzadini la repoussa complètement. Nous regrettons de ne pouvoir partager l'avis de ces deux archéologues éminents, dont l'opinion est tou-
FiK- 101.— MarzaboUo.
V'v.'. lui!.— M.-irno.
jours d'un si grand poids pour nous. Nous ne pouvons surtout admettre que le cimetière de Marzabolto soit, comme le croit le comte Gozzadini, antérieur « non seulement à la conquête romaine, mais encore à la conquête gallo-hoïque placée vers l'an 339 de Rome' » (393 av. J.-C).
L'erreur de M. Gozzadini vient, selon nous, de ce qu'il veut établir Funité ethnique là oîi existait, au contraire, la plus grande variété. Le cimetière de Marzabotto, comme nous l'avons déjà dit, est le cimetière d'une grande ville où se
i . Gozzadini, l)i u/teriori scoperle, p. 67 : « Ma toinando alla parte, chc mi spotta, osia ail' aichoologica, considcrcio succintamcntc corne i primi e rccenti scavi in Maizaljotto aljhiaiio a suflicienza latto conosccrc un populo antcriore non solo alla coiuiuista ruiiiaiia ma alla pillo-buica iicl 3u9 di lloma. •■
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confondaient diverses races et diverses classes d'habitants. Le fond de la population, ainsi que le prouvent l'usage dominant de l'incinération et la fréquence d'objets de style antique du typede Villanova, découverts dans les urnes les plus modestes de la nécropole, appartenait à celte vieille couche que nous appellerons simplement avec M. Conestabile antico-ilalique, pour ne pas compliquer inutilement la question du problème encore obscur de la race à laquelle ces vieux Cisalpins se rattachaient. A côté de cette plèbe urbaine dont la religion était l'incinération et qui avait conservé ses vieilles mœurs, figurent de superbes sarcophages (Gozzadini, Di idter. scop., pi. I) remplis d'un mobilier funéraire somptueux, où l'or se montre mêlé à de l'ambre travaillé (pi. XVI et XVII), oîi des figurines de bronze d'un art très fin se rencontrent en compagnie de vases peints n'indiquant point encore la décadence. Dans ces sarcophages, les corps sont brûlés comme dans les sépultures plus modestes dont nous venons de parler. 11 faut y voir les tombes de l'aristocratie indigène de l'antique Marzabotto. Mais ces deux modes de séjuillure ne sont pas les seuls à avoir été constatés à Marzabotlo. Des puits funéraires nombreux et artistement construits semblent indiquer un deuxième élément ethnique dont la religion était l'inhumation. Enfin vient la série des tombes au milieu de laquelle figuraient nos Gaulois, tombes à inhumation également et d'un caractère tout particulier. Si l'on examine l'ensemble des objets découverts dans ces tombes et particulièrement la céramique, on arrive à la conviction que la majorité de ces objets appartient non au i\°, mais au m° siècle avant notre ère, 300-200 av. J.-(l, v" siècle de Rome, le cimetière ayant commencé à être exploité dans le siècle précédent. Telle est l'opinion de M. Hirschfeld'. Telle est également celle du comte Conestabile". Polybc, qui écrivait peu après celte époque, nous apprend que les Gaulois n'habitaient point encore les villes et campaient, pour ainsi dire, en rase cam-