‹ Nos originesChapitre 20 sur 188 · Où il avait ûtit directement importé <1 Asie · texte numérisé non relu

Où il avait ûtit directement importé <1 Asie

XXX PltÉFACE

logie, les textes à nous transmis par les anciens, classés chronologiquement, ces textes, vagues et décousus, empruntent cl cette comparaison une clarté nouvelle; nous comprenons mieux ce qu'ils disent; nous nous expliquons mieux ce qu'ils taisent.

L'absence de tout renseignement sur le centre et le nord de la Gaule, sur le centre et le nord de la Germanie antérieurement au nr siècle avant notre ère, nous parait naturelle. Les Grecs et les Romains ne pouvaient parler de contrées où ils n'avaient pas pénétré, où leur commerce même ne pénétrait pas. Nous comprenons mieux la valeur de leurs aveux réitérés d'ignorance'. L'état social de la Gaule jusqu'au iv° siècle, tel que l'archéologie nous le dévoile, était de ceux dont l'histoire ne s'occupe pas. Nous nous rendons mieux compte de la difficulté qu'il y avait à faire pénétrer dans un pareil milieu la grande civilisation. Quelques comptoirs phéniciens ou grecs, sur les côtes, y devaient être impuissants. Le voisinage de la Narbonnaise, soumise à Rome, n'eût pas suffi davantage. Les pays barbares ne se civilisent pas, ne s'organisent pas si facilement, uniquement par influence.

Une invasion, une conquête entraînant après soi des groupes compacts, groupes religieux et groupes militaires, d'autant plus puissants que vainqueurs et vaincus paraissent avoir été de même race, étaient nécessaires pour faire sortir de leur état rudimentaire des populations vigoureuses^ mais volontairement fermées jusque-là aux souffles plus civilisés du dehors. Ces groupes actifs, régénérateurs, nous les saisissons maintenant. Ce sont les Celtes du Nord et du Midi, les hommes du bronze, d'un côté ; de l'autre, les Galales, les hommes du fer.

Cf. l'olyli., ni, ;iS; Slnili., 1. II, c. iv. g 3, 12, 26.

nu LA l'RKMIl'iRE ÉDITION XXXI

La fâche des archéologues et des historiens paraît donc désormais tracée. L'archéologie permet de dessiner le conlour des cadres à remplir. Il s'agit de composer les tableaux : notre ambition serait d'exciter quelques jeunes esprits à entreprendre cette œuvre. En pareil terrain, toute exploration faite de bonne foi est profitable à la science. Sans doute, on sera longtemps encore en danger de s'égarer à la recherche de routes non encore frayées; mais oser s'exposer à l'erreur est une des vertus de l'archéologue : nous donnons l'exemple.

Saint-Germain, 21 juin 1876.

Plii'FACE DE LA SECONDE ÉDITION

Bien que plus de dix ans séparent cette seconde édition de la première et que durant ce laps de temps nous n'ayons négligé aucune occasion de contrôler nos premiers aperçus par l'étude des faits et des publications nouvelles, nos convictions sont restées les mêmes. Nous n'avons donc point à remanier notre œuvre, comme nous l'aurions fait sans hésitation si la confiance en la justesse de nos idées avait été ébranlée. Nous n'avons eu à y apporter que des améliorations de détail. Le texte a été révisé avec le plus grand soin. Trois articles ont été ajoutés : deux, en fête du volume, l'un sous le titre de :

AHCIIÉOLOGIE l'UrCHISTORlQUIi , (jUel -SCHS (lilit-OH doUliei il

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