‹ Nos originesChapitre 60 sur 188 · Louis Laili.'t, Ccu/ur/ic i/c lu l'ulesliiu · texte numérisé non relu

Louis Laili.'t, Ccu/ur/ic i/c lu l'ulesliiu

ET LES DOLMENS TnniÉS 181

notes, compléteront rcxcellontr dosciiptiou (rirhy d (le Manglos'. — Au pied des montagnes nous observâmes, disent ces voyageurs, quelques tombes singulières, intéressantes et assurément fort anciennes, composées de grandes pierres brutes et ressemblant à ce qu'on appi'lli' kitts cotty hoiisr dans le Kent. Elles se composaient de deux longues pieri'es latérales avec une dalle àcliaque extrémité et une petite porte sur le devant, faisant h' plus souvent face au nord. La porte était taillée dans la pierre... Sur l'ensemlilc élail posée une immense dalle en saillie à la fois sur les eôlés et aux extrémités. Ce qui rendait ces tombes plus remarquables, c'est que l'intérieur n'était pas assez long pour que le corps put y être couché, car il mesurait seulement cinq pieds. Il y avait vingt-sept tombes disposées fort irrégulièrement. ■■ — » Nous ne voulons, dit M. Lartet, ajouter qu'une remarque aux lignes qui précèdent, c'est qu'à ces dolmens sont associés des caveaux et niches sépulcrales creusés dans la roclie et munis, comme la dalle d'entrée des dolmens, d'une ouverture encadrée ; ce qui tendrait à faire admettre que ces deux modes de sépulture ont pu coexister dans cette contrée. C(>s encadrements avaient peut-être pour destination d'enchâsser une porte de Jinis qui fermait l'ouverture de la cavilé. De si'Uiblables encadrements sont fréquents dans d'anires districts mégalithiques de la Palestine, et en .Mgérie il existe pareillement, au milieu des dolmens, des caveaux funéraires du même genre, connus des Arabes sous le nom de Uaouanet. » M. Laiiel ni' doute pas que ces dolniens ne remonlent aux époques les plus reculées et n'appaitiennenl aux populations qui ont précédé les Hébreux dans la Terre sainte. En nous envoyant les dessins dont l'un es! lepiodnil plus liant (fig. .38), il nous ('-Clivait : « La poterie ([ue j'ai Iroiiséi' sous ces dolmens ne (lillére en rien de celle de nos dolmens de France. 11 est pour nous évident ipie ce sont des sépiilhiies anléhi''braïqiies ;

I.Irbyanil Manglps, Ti-avels in Egijpl und Niihiii, Si/rin iind .■\.ti(C Mini»- (lurinr/ ihe yerirs 1S17-1818, p. 23.". — iN'oiis ne ilniinons (|ii'iin ilc ces dessins

ing. 3S).

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}■ voir " les aiilols dus hauts lieux » csl à mes yeux une tlièsi' insoulciial)l('. J'aimerais mieux les allribucr provisoiremetil h ces peuples g-éants Anakim^ Rrplut'nn. etc., prédécesseurs des Hébreux dans ces contrées et chez lesquels Abraham élail venu habiter sous sa tente. Ce furent ces géants que duienl déposséder, d'après la Bible, les Ammonites et les Moabites, lorsqu'ils s'emparèrent du pays à l'est du Jourdain et de la mer Morte, c"esl-à-dire des pays où justement se trouvent les districts à dolmens. » Nous avons donc le droit de rapprocher les monuments funéraires mégalilhiqnes d'Ala-Safal des monuments analogues de France, d'Angleterre el du (laucase.

L'existence de monuments analogues dans l'Inde est non moins bien pr(Uivée. Quoique semblant être de date plus récente, les dolmens troués du plateau des monts Nilgherris (Sorapour) doivent évidemment rentrer dans la catégorie des sépultures dont n^us n(uis occupons. Nous en avons déjà parlé dans notre mémoire sur les monuments primitifs de la tianle' ; nous nous contenterons de reproduire ici, d'après l'auteur de l'article du Journal de la Société asiatique de Madras (t. IV). .VI. 'l'aylor, un de ces monuments (fig. 3tl)".

rif;. .'ifl. — Doliiii'ii Iniiii- ilr .Nili^licri'is (liidr .

Nous n'avons point la prétention de déleiminer quid lien peut unir entre eux. des îles Britannicpies à la côle du Malabar, en passant par la l'^i'ance, le Caucase el la S\ lie. ces

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