M. BASLY
minier et est un des auteurs des Conventions d’Arras.
Vice-Président de la Commission des Mines, M. Basly a collaboré activement à toute la législation qui concerne le travail et la mine ; c’est là que ses sages avis ont été utilisés, car ce fils de mineurs, mineur luimême, n’a jamais oublié ses camarades.
Il s’efforça en toutes circonstances de réaliser le programme économique de la Confédération Générale du Travail.
M. Basly jouit dans le monde ouvrier d’une considération légitime et il défend les intérêts de ses camarades de classe avec une prudence et un bon sens qui font impression même sur des collègues qui sont loin de partager ses idées. Pendant la guerre, son attitude fut très digne, il supporta héroïquement l’occupation allemande et a écrit le Martyre de Lens, ville qu’il aime par-dessus tout et à la reconstitution de laquelle il s’emploie avec la dernière énergie.
Aux élections de 1924 il a été réélu tête de liste avec le programme de la S. F. I. O.
M. BEDOUCE
M. Bedouce est député de Toulouse.
Lors de la réunion du Cartel à Orsay, au lendemain de son triomphe, le député de la Haute-Garonne avait arboré un très voyant œillet rouge à son veston démocratique. Ses amis furent perplexes. On était tant habitué aux violettes que, trois fois par semaine, il distribuait royalement (mais oui !) dans le Salon de la Paix !
M. Bedouce, à cette époque, n’ayant pas de domicile à Paris, couchait dans les trains trois fois par semaine, ce qui lui procuiait les joies de la famille qu’il allait retrouver, et il nous rapportait des violettes.
Ses rares soirées à Paris se passaient dans un petit phalanstère composé de deux
M. BEDOUCE
députés également socialistes où le plus âgé, — c’était paraît-il M. Bénézech, député de l’Hérault — était préposé à l’office.
M. Bedouce a eu dans la Haute-Garonne des hauts et des bas. On sait que dans cette Ville il existe une alternance régulière entre les municipalités radicales et socialistes :
d’où répercussion sur les élections législatives.
Cette fois l’Union répubücame s’est produite et M. Bedouce en a bénéficié.
Très répandu dans les couloirs où il excelle à conter des anecdotes charmantes et spirituelles sur ses bons collègues, M. Bedouce est aussi un homme de tribune et il s’est révélé, au cours des deux législatures où il a siégé, un orateur d’affaires de premier ordre.
Aidé par des connaissances financières indiscutables, il a fait partie des Commissions qui exigent une certaine compétence et ses discours sont écoutés attentivement au Palais- Bourbon.
Les questions algériennes lui sont fami-
hères et son éloquence, simple, persuasive, documentée, est d’autant plus remarquable, que le député de la Haute-Garonne, qui n’a pas été bercé sur les genoux d’une duchesse, a reçu une instruction primaire.
Le voilà dans la phalange oratoire du Cartel dont il est un des membres les plus autorisés.
Il y défendra avec aisance et bonne humeur la politique de soutien et le Gouvernement y trouvera son compte.
Et puis le Salon de la Paix reverra un vieil habitué qui défrayera la chronique et sera souvent la bonne fortune des journalistes à court de copie et vous verrez que leurs boutonnières vont à nouveau être fleuries de violettes.