M. ALEXANDRE VARENNE
Lanterne, à l’Humanité, l’ont classé dans la presse avancée.
Élu pour la première fois député du Puyde-Dôme en 1896, il fut réélu en 1914 et en 1924. M. Varenne dirige en outre La Montagne, journal socialiste de son département.
M. Varenne s’est fait vite une réputation au Palais-Bourbon, par des interventions habiles autant qu’éloquentes.
Mais ce qui le mit surtout en vue, c’est sa fougueuse campagne en faveur de la R. P., où entouré de Jaurès, son maître préféré, et de Charles Benoist, il conférencia longtemps en faveur de cette réforme.
Rapporteur de la Commission du Suffrage universel, il se distingua par une série de discours bien ordonnés qui lui procurèrent des succès oratoires et souvent des votes conformes à ses vues.
Sa déjà vieille expérience des hommes et des choses parlementaires l’ont souvent désigné à l’attention du Gouvernement.
Il y a quatre ans, il faillit être Ministre de l’Instruction publique et, ma foi, l’ex-rap-
porteur si remarqué du budget de ce ministère, n’aurait pas fait mauvaise figure rue de Grenelle.
Plus récemment, son nom fut mis en avant pour la Présidence de la Chambre.
Il n’en est aujourd’hui que le premier Vice-Président et tous les habitués du Palais- Bourbon s’accordent à lui reconnaître le tact et la fermeté nécessaires pour ces hautes fonctions.
La carrière de ce jeune homme politique commence.
Le temps ne semble pas éloigné où M. Alexandre Varenne occupera dans l’État une fonction importante et tous ceux qui le connaissent et l’apprécient sont unanimes à pronostiquer qu’il est de taille à la remplir.