M. JOSEPH CAPUS
Une interpellation qu il adressa au Cabinet Briand sur la compétence du Bureau international du travail le fit remarquer et M. Poincaré le choisit comme ministre de l’Agriculture, et il le resta pendant l’intermède de M. François-Marsal.
Evidemment, M. Joseph Capus ne put en si peu de temps faire rue de Varenne ce qu’il aurait voulu : il s’y fit connaître comme un homme compétent. A l’encontre de l’un de ses prédécesseurs, il savait distinguer le blé du maïs, et c’est déjà quelque chose.
M. Joseph Capus a été élu en 1924 sur la liste de concentration de la Gironde et il vient d’être nommé membre de la Commission d'Agriculture.
M. CAFFORT
Le député de l’Hérault fui reçu docteur en droit devant la Faculté de Paris, où il présenta une thèse remarquable sur YEnJance criminelle.
Issu d’une famille de viticulteurs, viticulteur lui-même, il est resté profondément attaché à la terre et toutes les questions qui visent les paysans et les améliorations économiques ont trouvé en lui Un défenseur ardent. Il préside avec autorité le Syndicat des Vignerons de Carcassonne et a fondé dans son département maintes œuvres sociales et coopératives.
Il est Conseiller général du canton d’Olonzac et sa première législature de 1914 à 1919 avait été marquée par divers travaux que la Chambre avait pris en considération.
M. CAFFORT
Sa proposition de loi sur les ménages d’instituteurs séparés, qui est devenue au Sénat la loi Roustan, a obtenu dans le monde de l’Enseignement le succès qu’elle méritait. Son amendement à la loi des pensions créant des majorations pour enfants fut voté à la Chambre à une grosse majorité.
Réélu en 1924 sur la liste du Cartel, M. Caffort fait de bonne besogne au Groupe radicalsocialiste, où il a conquis toutes les sympathies : ses interventions dans les congrès sont fort remarquées.
La Commission de l’Enseignement et la Commission de l’Hygiène lui ont confié les fonctions de secrétaire ; les excellents rapports qui sont déjà sortis de sa plume nous font augurer pour cette législature des avis intéressants sur ces deux questions qui restent toujours à l’ordre du jour.