GEORGES CLEMENCEAU
Quinze ans plus tard, il disait à Jules Ferry : « Nous ne voulons plus discuter avec vous des grands intérêts de la Patrie. »
Et Jules Ferry tomba dans l’impopularité.
il r a connue à son tour. Panama, Cornélius Heitz le tuèrent. On le chassa du Var au cri de Aoh y es !...
L’affaire Dreyfus le réhabilita.
Le voici Président du Conseil. La menace allemande se dessine. Il lui tient tête. Arrive ia guerre.
Sa plume se déchaîne. Il stimule les énergies et les volontés.
« Les Prussiens sont à Noyon ! », ne cesset-il de clamer.
Appelé à la tête du Gouvernement par M. Poincaré lui-même, qu’il avait traité avec la plus cruelle ironie, ils oublièrent tous deux les injures. « Clemenceau, disait M. Poincaré, c’est la dernière expérience du jusqu’auboutisme. »
« Je fais la guerre ! » Il la fit et la fit bien, jusqu’à la Victoire.
Clemenceau est également un écrivain
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apprécié : il a publié plusieurs ouvrages très estimés. Pal mal d'immortels pourraient lui envier ce bagage littéraire.
Sur le tard, le Jacobin, le Tigre s’attendrit, mais il resta fidèle à sa doctrine de la liberté.
« S’il pouvait y avoir conflit entre la République et la liberté, c’est à la liberté que je donnerais raison ! » s’écriait-il.
La Révolution a beau être un bloc historique, ce qui est à souhaiter dans l’avenir, c’est l’évolution.
C’est une propriété sociale qui est en train de disparaître, et c’est une propriété individuelle qui est en train de se créer.
Il faut relire le discours de Strasbourg et le discours de Sainte-Hermine pour avoir une idée exacte du Clemenceau dernière manière.
Ce grand Français est encore vivant, comme dit Rostand, dans le soleil de l’Histoire. Son nom sera répété par les générations futures avec un légitime orgueil. Pourquoi y est-il entré précédé du traité de Versailles ?