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Dans le district d’Iberville les canards font léur apparition à la fin de mars, et tous les chasseurs le savent ! La sarcelle, la bécassine et la perdrix pullulent aussi dans ces endroits.
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Dans les forêts du Saint-Maurice, les sauvages faisaient, il n'y a pas encore vingt-cinq ans, de merveilleuses chasses. On rapporte même que l’un d'eux, aidé de quelques camarades, réussit dans un seul hiver à tuer trois cents caribous entre l'embouchure de la rivière Croche et l’embouchure de la rivière Mattawan. On n’y fait peut-être pas de nos jours de chasses aussi colossales que celles-là, mais il n’en est pas rioins certain que le caribou se rencontre encore en bandes très considérables dans cette région. Il en est de même du castor. Nonobstant la lutte continuelle qu'on a faite à ce dernier quadrupède dans cette partie du pays, il s'en trouve encore assez pour faire les délices des amateurs.
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Dans le comté de Beauce, les chasseurs ont le choix entre l’orignal, le caribou et le chevreuil. C’est l’une des parties de la province où le grand gibier abonde le plus. Il y en a tellement dan: cette région, disait un citcyen de Metgermette devant le comité de chasse et de pêche de l’'Assembiée législative qui s’est réuni en février 1893, que les gens s’en plaignent. Ces animaux détruisent le sarrasin et l'avoine des colons. On trouve aussi, dans ce comté, le castor, la loutre, la martre, le vison et des renards à foison. Maître Martin a aussi un pied à terre dans cette région, de même que le ioup-cervier.
Les comiés de Gaspé, de Bonaventure et de Rimouski sont fort prisés des amateurs de chasse qui poursuivent évalement l’orignal, le caribou, Ia martre, le pékan, la loutre, le vison, et le castor.
Les chasseurs trouvent en abondance sur la rive orientale du Lac ‘Témiscouata, encore couverte d’épaisses forêts, des perdrix, des lèvres, des chevreuils et des caribous.
Dans la vallée de l'Outaouais, il y a du gibier de toute espèce. Un explorateur écrivait même assez récemment que le gibier capturé dans les nouveaux cantons de cette région fournissait aux Colons et aux premiers pionniers leur nourriture principale.
Il en est de même de la vallée du lac Saint-Jean. Ainsi, dans la rivière Manouan, on rencontre, dit M. P. H. Dumais, de riches fourrures telles que la martre, la loutre, le castor, le pécan et le vison, sans oublier le renard noir et le renard argenté.
Sur la Mistassini, même abondance et même variété de gibier avec en plus les ours noirs qui y sont d’une taille colossale.
Et le Labrador donc ! Encore un théâtre immense propre aux opérations de chasse et qui a déjà tenté plus d'un amateur et plus d'un commerçant de pelleteries.
Il ya quelques années, un explorateur remontant le cours de la rivière Petite Mécatina, rapportait de la région visitée d'abondants et précieux renseignements pour tous ceux qui se targuent d'être quelque peu disciples de Saint- Hubert. Cet explorateur (1) avait dressé en effet une liste
4) M.John Neilson, 1888.
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assez complète des animaux à fourrures et des animaux à chair comestible qui vivent dans ces lointains parages. Nous lui empruntons une partie de sa nomenclature.
Parmi les animaux à fourrures : l'ours, le renard rouge, le castor qui est assez commun dans le haut de la rivière Mécatina, la loutre, le pékan, la martre, le loup-cervier, le carcajou et le rat-musqué qui abonde dans les cours d’eau.
Parmi les animaux à chair comestible : le caribou, l'orignal, le porc-épic, le siffieur, le lèvre, très abondants en certains endroits.
Le gibier à plumes est l’objet d’une énumération encore plus longue. C’est d’abord le pinson, la grive solitaire, la grive de ruisseau, la fauvette jaune, le roitelet, le pic, le geai, le hibou, le faucon des pigeons, l'aigle pêcheur, le bouvreuil du pin, la pie-grièche boréale, l’hirondelle de rivage, le martin-pêcheur, la mésange à tête noire, la sitelle du Canada, l'oiseau-neige, la perdrix, et puis parmi les oiseaux aquatiques, l’oie sauvage, le canard noir, etc.
LS * * N’allons pas croire que ce pays giboyeux entre tous est ignoré du public amateur.
M. H, de Puyjalon, qui a fait une étude spéciale de cette partie du pays et qui l'a habité un grand nombre d'années. estime à environ 2,500 le nombre des chasseurs blancs ou sauvages qui chassent la pelleterie sur le territoire de la Province de Québec, compris entre la Pointe des Wonts et Blanc Sablon.
Chacun de ces chasseurs, ajoute-t-1l, prend actuellement, en moyenne, pour $100 ou $200 de fourrures, ce qui porte à $250,000 le revenu que donne chaque année cette branche de la chasse.