‹ Nos saint évangiles (volume 2)Chapitre 5 sur 40 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

pilai, du Sanctuaire de la Justice, en attendant l'heure prochaine où ils le chasseront même de ses églises.

A côté des furieux, les modérés travaillent a la même œuvre, ou inconsciemment ou sournoisement. Tandis que les Nazaréens poussaient brutalement Jésus-Christ hors de leur ville, les habitants de Gérare le priaient poliment de s'éloigner de leur territoire. Tels sont nos modérés. Quand ils tiennent la plume, il leur faut une Histoire d'où soient évincés le Christ et son œuvre ; une Littérature qui ne rappelle plus même de Lui quelque froid souvenir ; des Sciences où ce Dieu qui a créé toutes choses n'ait plus le plus étroit domaine. Le mot d'ordre donné de haut est déplorablement exécuté par la foule : vider les intelligences, les cœurs, la vie entière, de Jésus-Christ, fils de Dieu. L'enfant n'apprend plus à le connaître sur les genoux de sa mère ; l'école ne lui parle plus de lui ; l'Evangile, dont on apprenait autrefois au collège les plus saillants passages, est rayé des programmes, ou passe inaperçu dans le fatras des matières enseignées. Le jeune homme n'a plus en Jésus l'idéal de sa généreuse nature, ni le frein de ses passions bouillonnantes ; le Catholique vient à la messe du dimanche sans le « Paroissien » qui ferait revivre les vérités saintes dans sa mémoire. Bref, l'un des caractères les plus saillants de notre Société contemporaine, même Catholique, c'est le délaissement et l'oubli où on relègue l'Homme-Dieu.

Jésus-Christ délaissé, comment né le serait pas l'Évangile qui est l'histoire de son passage sur la terre ? Et l'Évangile ignoré, que nous reste-t-ilde cette divine

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