LK DISCOURS APRÈS LA C.^U
très qui confesseal d'un lel élan la divinité du Sauveur
seront ceux-là n
sa mort, et seru
sa résurrection. Jésus leur met ce contraste devant le«
yeux. Von nant? K-
et elle est ^ nus vou^
cun de ^on côté et où vous me laisserez seuil... Mat
seul je ne le suis pas, puisqu'avec moi est moi'
PèreK
Loin que cet abandonnement soit pour Jésus-Chrii^l une cause et un signe de faiblesse, cV-^' ' ' '' -i-l qui sera à tout jamais la consolation et l.< ; .». Si
son cœur s'émeut des détresses où la méchanceté du monde réduira ses Apôtres et son Eglise, il exalte la victoire que pour leur salut il remporte sur le monde. Dans le monde vous serez pressurés, mais ayez confiance, f(v ■ ?-7, le rnonde^. Il l'a vaincu de troi« manières <1. . D'abord en lui enlevant ses arme.-.
Quelles sont les armes du monde qui le rendent si redoutable ? Les concupiscences : l'orgueil, l'avarice, la volupté. Hais là uù 1 bumilité remplace l'orgueil, la pauvreté l'avarice, la mortiilcalion la volupté, que peut le monde ? Puis Jésus-Christ a détruit la domination dn Satan, prince de ce monde. Satan ne peut plus rien qur contre ceux qui se livrent à lui, et libre à nous tous de nous moquer de ses impuissants assauts. Enlin Jésus-Christ a vaincu le monde en lui enlevant la multitude de ses sujets. Chaque nation où 1^ pénètre, chaque peuple qui se christianise, ci: • . cheur qui se convertit, chaque fidèle qui persévère,
• Joao.. XVI. 31. 31.
• Joan.. XVI, 38.
LA PRII^Rr. DE J^.SUS-CHRIST 171
chaque œuvre mainte qui se fonde, sont autant de triomphes de Jésus-Christ sur le inonde.
Le Sauveur termina son entretien avec ses A pâtres par CCS paroles, dont les siècles ont consarré la miraculeuse véritc : Ayez confxanee^fai vaincu le monde ^. Il leva les yeux au ciel et lit à son Père l'admirable prit ^ s entendirent etque saint J(>an nous
acui. i. .... iilors avec «es disciples en face du
C^dron, dans la g:orf?e sauvage et sombre que forment en se rapprochant le M lont des Oliviers. Der-
rière lui, la Jérusalem ml, ce jardin de Jelh-
sémuni, où tout à Theure sa Passion s'ouvrira dans la terreur du p»'ch<^ dont il s'est couvert et de la Divine Juslicp dont i) affronte les coups. Maintenant, dans les derniers instants de sérénité, avant le sanglant orage, i^ prie, et i>a pri>>rc a trois différents objets : lui-même, ses upAlre», s«)n Kglise.
Pire SairU, Ctieure est venue I Glorifiez votre PilSy f' ,' rifie'. C'est donc l'heure
prévue dès l'élernilé dans les (k>nseils divins, l'heure où Dieu doit recevoir du ciel et de la terre des hommages et une gloire infinis. Celte gloire descendra du Père sur le Fils, pour rejaillir après à flots inlarisnalilus du Fils sur le Père. Et de quelle gloire veut parli-r Ji'î^us-Christ? U'uno •■• —i.. ■•'oiro qui lui mviftndm de »a Pa.sHiun, de sa I Unn. de
la < Il du monde. Aux yeux su| ' le mys-
U'ii oix est un mystère d'écra.^.. i... ... < i de faiblesse : «Il K-nliié la Croix est pour Jésus-Cbritt un mys-
' Jo.iu . XVI, M.
' Joan.. XVII. I.
172 LA PRIKRR DE IÊSUS>CIIRIST
tère de gloire et de puissance. A peine il y expire, que le Ciel et la Terre entrent dans des commotions gignntesques, les rochers se fendent, les tombeaux s'ouvrent, le voile du temple se déchire, le Centurion confesse la Divinité du Christ, le peuple se frappe la poitrine, et derrière la foule Juive le monde entier proclame en «c faisant Chrétien que Jésus est vraiment Fils de Dieu GloriHé à sa mort, Jésus-Christ l'est, trois jours plus tard, dans les splendeurs de sa Résurrection, quand suu Humanité dépouille les misères d'une nature passible pour revêtir les qualités glorieuses d'un corps r< Puis la gloire de Jésus-Christ, comme une n tante ou un fleuve débordé, franchit tous les lieux et tonles siècles ; tous les peuples l'acclament, la terre entière est à ses pieds.
Tel est l'effet de la prière : c Père Saint, glorifiez votre Fils ! > Et la gloire du Fils était en m^me temps celle du Père. Car ce n'est que depuis J«'8us-Chrisl que Dieu est universellement connu et adoré sur la terre. Avant lui nous ne rencontrons sur Dieu que des erreurs immondes et d'impies extravagances. Et, ignorant Dieu, comment le genre humain eut-il connu sa destinée puisque Dieu est sa seule fin ? C'est Jésus qui nous révélant Dieu nous a découvert quelle était notre destinée glorieuse, nous a rattachés à Dieu, nous a élevés jusqu'au sommet de la vie surnaturelle. Ainsi, 6 grand Dieu, votre Fils vous glorifie. Glorifiez votre Fils, afin f/uc votre Fils vous glorifie^ et afin que, comme vous lui avez remis la puissance sur tous les hommes, il donne la vie étemelle à ceux que vous lui avez donnés. Or la vie étemelle, c'est de vous connaître, vous le seul vrai Dieu, et Jésus-Christ que vous avez envoyé. Je vom ai glorifié sur la terre, jai achevé
LA PRIÉBI DE itSUS-CQRlST 173
Fouvraye que vous m^avez donné d faire. Et maintenant glori/ie:^moi^ vous, mon Pêre^ de la gloire que fat eue en vous avant que le monde fut K Comme Dieu Jésus-Christ n'avait pas à demander la gloire puisqu'il la possédait nécessairement et de toute éternité dans le sein de son Père, mais il demande que cet le gloire divine descende sur son Humanité pour quVUo on resplendisse.
C'est à ses Apdtres qu'il songe maintenant t-t pour eux qu'il prie. Avant de demander pour eux In conservation et la ^ainleté il expose à son Père les titres qu'ils ont à sa bienveillance et à ses Tav^^urs. Ils sont ses Disciples, ils ont suivi ses leçons, ils ont partagé sa vie, ses luttes et ses douleur?. J'ai manifesté votre nom ans hommes que vous m'avez donnés*. Et parce qu'ils me vienneRtde tous, ils ont un nouveau titre à ce que vous
m'exau' ■' " ' î ••
à me tL- .,..,■-..-■' i ■ . i ' ■ ''
à f^arder mes leçons. Ils étaient à vous et vous me les /// l'irdtf I litre parole. Ils savent
p,> ■ ^ ■• ce que vous m'avez donné
vient de vous. Je leur ai donné les paroles que vous ///<; ' > t ils les ont reçues et ils ont
, tu, t,t que je suis sorti de vous, et ils
ont crtt que tous m'aviez envoyé*. Le monde nous m' " et nous hait, mais eux nous connaissent et
II' i. Cest pour eux que je prie; je ne prie
ptis pour le monde, tnais pour ceux que vous m'avez (i„r ■ f^ • 'rre quihsontà vous et que je suis glorifié en r tout ce qui est de moi est à vous^ et tout
> Joan., XVII. !•«.
» Joan., XVII. H.
* Joan.. XVIi, G, 7, S.
174 LA PRléRIv DE jÉsus-conrsT
ce qui e^t à vous est à moi*); nous ne faisons qu'un et quand mes Disciples me gloriflent, c'esl vous qu'ils gloriHent. Voilà leurs litres à Hre exanc<^s. Et pour eux que demandai-je ? D'abord la conservation. Maintenant je ne suis plus dans le monde ^ je viens à vous. Mais pour eux ils sont dans te monde. Père saint, par votre Nom^ conservez ceux que vous m'avez donnés^ afin qu'ils soient un comme nous. Pendant f/ue j't-tais avec eux dans le monde Je les gardais fidèlement par votre nom. Je les ai gardés, et aucun tia péri., si ir n'est Judas, tenfant de perdition, en qui se rêoJ- > CÉrriture '. Mais je quitte le monde, je viens à voun eux restent dans ce monde, où ils ne rencontreroot qu«haines, embûches et trahisons, y^ n/* </ vous les retiriez du monde, puisqu'il- . '
pour le convertir, mais je detfiande que vous ûs préserviez du mal. ie dem.n * ' ■ , •. demandesurtoutleursaU) ^ / vérité! La vérité c'est votre parole, lis la doivent garder avant de la prêcher aux autres ; ils doivent Hre saints avant de sanctifier autrui. Aussi est-ce pour les sanctifier dans la vérité que moi-même je me sanctifie *. La priàre du Sauveur se fait maintenant large comme le monde, étendue comme les siècles; c'est pour la multitude des fidèles qu'il s'adresse à son Père et c'est sa prière qui fera à jamais la force de son Eglise ; rien ne prévaudra jamais contre sa demande. Et que demande-t-il ? Deux grâces, l'une pour la vie militante de son Eglise, l'autre pour sa destinée éternelle. Pour la durée des siècles, il demande l'union, l'union fonde-
I Juan.. XVII. 9. 10.
* Joao.. XVII. 11-15.
s ioan.. XVII. IS-M.
LA PRtÊRF. DK j^:srs-r.iiRiST 176
l ue louu- -aintf'lé, garanlio de luut triomphe, main- de loui.- \ji.ililé et de toute vigueur. Enlevez 'union de rinlelligence : voilà l'hérésie; Punion de la vol.»nl«' : voilà le schisme ; l'union des cœurs : voilà le Irouhie au sein des familles et de la Société. Rien ne tient plu» debout, quand cesse l'union ; rien ne règne pluà que ce que l'Ecriture appelle « le désordre et le chaos <'terriol. » Et dans un ordre d'idées plus haut encore, impossil.le aux chrétiens d'atteindre leur destinée, qui est de représenter sur la terre l'union, au ciel, d'un Dieu unique en trois Personnes distinctes, si ces chrétiens ne gardent l'union qui fait d'eux tous « un seul ur et une seule àrae ». Quand Jésus-Christ prie, non ^ilus pour ses seuls aprtlres, mais pour l'universalité de ses ndMes, c'est donc l'union qu'il demande pour eux. ie \prie aussi pour tous cetu: qui, à la parole de mes Apôtres, croiront en moi. Qu'ils soient un! Comme "in Père, âtes en moi et moi en vous, qu'ainsi L. -lit en nous*. Il le faut pour les motifs que nooB aTons dit ; il le faut aussi comme preuve de la • '<• l'Evangile et de la divinité du Cli: ' ' me.
> !ite, les autres preuves ne roanquen mis
ealle-ci demeurera toujours la plus frappante ; et quand, • lade divisé à l'inllni p ' ' . la
i>e apparaîtra, tous y . i ri-
lion mfroa de Dieu. La Charité dans l'Eglise fait briller .l'un victorie ....,-.. • r .. i. ...... ^i^-,-^
oiirnt un... m'avez
envoyé^. llemémoron»-nuus toute la doctnne, tous les actes, loua lea effort» du Sauveur, il nous sera facile do
> J<)«n.. wil. io.
« Jûaa.,XV||.fl.
176 LA roi^E DE JÉSUS-CDRIST
voir que l'œuvre de sa vie entière a élé de fonder la paix, l'union universelle. La gloire que fat reçue de vous. Je la leur ai donnée pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes sommes un. Moi en eux, vous en moi, et qu'ils soient consommés en un, afin que /> monde sache que vous m'avez envoyé et que vous /< ^ avez aimés comme vous m'avez aimé*, l/union di nous lous en Dieu, l'union entre nous, l'union en toul et toujours : voilà le suprême résultat de la Rédemption sur la lerrc. Au ciel, cette union trouvera son plein couronnement, et c'est le second objet de la pri^re de Jésus-Clirisl pour son Eglise. Tous nous sommes appelés à nous réunir en Dieu dans les délices de rEternit< Jésus Christ nous y convie lous, tous nous lui somm< donnés, et si plusieurs manquent à l'appel, ils ne l'imputeront qu'à leur criminel refus. Père, ceux que von m*avez donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux-mêmes avec moi ! Je veux qu'ils voient la gloire que vous m'avez donnée ».' t Je veux » : Voilà le Dieu Souverain qui parle. C'est aussi le « Fils bion-aimé » qui sait que rien ne lui sera refusé, que l'œuvre de sa Rédemption ne saurait être vaine et que la puissance d son Evangile se concentrera dans le reçu " i-
versel des Elus. P^ré»^M5/f, /<r mo;i</^ ij' , ut
connu, mais moi je vous ai connu et ceux-ci oui compris que Vous m'avez envoyé. Je leur ai ;///festé votre nom, je le leur ferai connoitre f/<. . afin que l'amour dont vous m'avex aimé soit en ni et moi en eux '.
Sauver dans le monde toute âme de bonne Tolontr
> Joan., XVil. fi, i3.
* Joan.. XVil, 24.
• Jean., XVII. e, «.
l'agome au jardin df.s oLnis 117
voilà la mission du Verbe Incarné. Il vient de le dire, il va maintenant l'exécuter. Sa prière est flnie, sa Passion i nt dit ces choaes, Jéswi-Christ s*a' /isciples au delà du Cédron « .