T. II. I
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iir. ji.,\.^-iiAri i> I r.
dr ce message : tJfes-vous Ct'iui qui /fn>'/ i/'nîr n,, decons-nous en attendre un autre ' ?
Kl If'S si nous no r- en
quei ipourquel bul Jl ....... ians
la bouche de ses disciples. Si nous les prenions à la lelire il non *" "ire que Jean <loulait lui
aui»»i de la l»i .' Mais celle inlerprclalion
reste de tous points inadmissible, car aucune ignorance I ' ' M! ne pciil (*lr. " m Sainl Pr<*cur-
.1 trop de luiiii \ail trop claire-
ment proclamé Jésus-Cbrisl « Messie », « Prophète annonct' au ' \. . T; l.mpleur », « Fils de
Dieu », i • qu'il savait si clai-
rement nag:uère. (Test comme Dieu, Fils de Dieu, qu'il révr' ' ■ : • ; f ' -t el sa mission unique quand il r;i- r les rivt'ï- du Jourdain t'iail
d'annoncer au monde le Kédcmplenr promis. Jean proclamé « le plus grand des prophètes » ne pouvait ignorer ce que les antres avaient si clairement prédit. 11 connaissait l'économie entière du Mystère de la Ilédemption, il savait qne le Messie était Dieu et homme tout ensemble, que ses œuvres seraient les œuvres d'un Dieu, mais qne, en môme temps, il subirait dans sa nature humaine les h';'' ■'• ' nis elles douleurs desa carrière cxpialrice. Kii 1 , , <t l'Agneau de Dieu » il le voyait « con-
duire à ia boucherie », soulTrir sans se plaindre les tortures de sa passion et de sa mort. Et il n'ienorait pas .{lie de relie mort divine jaillirait une immortelle et iuvic. Et si Jean savait tout, il montrait un ... a la hauteur de sa pleine science. Kn vain esrait-on de dire que la prison avait abattu ses forces
LK MESSAGE DK JEAN-BAITISTE A JESUS 3
. ' ' ■ ' - ni inJomplahle :
uce à dt'noncer le vic«, el plus que le reste, soa marlyre, reppussenl asMX 'ouïe suspicion de pusillanimilé.
S*U pose k Jéiius-Clirisi la décisive question : « Etesvous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre
i: '-' », c'est donc afln que ses disciples voient de
ax la grande et invincible preuve de la divinité du Sauveur. Devant cette preuve leur jalousie tombera, leurs doutes seront éclaircis, leur incertitude sera vaincue. Kt le temps presse, car il voit s'approcher l'heure de son martyre el il veut qu'après lui ses disciples trouvent en Jésus leur vrai Malin* mI if ur vi;i! p'"'teur.
Oii«> m Jésus ? Il leur donna la répunse telle que Jean la pr<>\oquait et la désirait, la réponse par les faits. L'afllrmatiou crue de sa divinilé les eût rebutés : Que ; «ser aux preuves '.' Au moment où ils
.1 j . ,. ijuérit de nombreux malades de leurs
infirmités et de leurs plaies ; i7 délivrait les possédés et rendait la vue aux aveugles ' . Ce n'est qu'après les œuvres que vinrent les paroles : lietoumez à Jean et dites tut ce que vous avez vu et entendu : les aveu- ■ni, Us boiteux '/, les lépreux sont
;. , , les sourds erUeu! morts ressuscitent,
les pauvres sont évangélisés *. Oolre la force que le miracle avait en lui-même, le miracle étai< 'oré
par la prophétie, car bifla des siècles auparaN l'vo-
phète Isale avait dépeint la scène des gaérisons el des résurrections que Jésus-Christ réalisait.
• 1^.., VII, :i
* Malt.. XI, 5. LUC. >ll. ti.
4 LB MESSAGE DE JBAN-ltAPTISTB A JÉSUS
La derniëre parole que le Sauveur adressa aux lii»ciples (le Jeun rtMirerinail un averlissement et un reproche, et leur monlrailen même lemps comineal il dénaftlait les plus secrètes pensées de leur c<£ur.A ces hommes pour qui Jésus-Christ uYlail qu'un compétiteur fâcheux et même un adversaire balssid>ie, il montrait le bonheur qui accompagnerait la fidèle obéissance, par suite le malheur qui s'attacherait à Tincrédulité : Bienheureux celui qui ne sera pas scandalisé en moi *, Sur ces mots les disciples de Jean s'éloignèrent.
11. — Resté seul avec la foule Jésus-Christ s'attacha à dissiper un danger qu'elle pouvait courir. Elle était édifiée sur sa propre élévation divine que venait d'établir plus éloquemment que jamais la brillante série de ses miracles, mais qu'allait-elie penser de Jean ? De sa qaes> lion étrange ? Du changement qui semblait se manifester dans sa pensée et dans sa conduite ? Lui qui naguèret avec tant de force, publiait la divinité du Messie, avaitil assez chaneé pour n'avoir plus sur cette question décisive qui i'ies et que doutes 7 Ou bien 1<de la COL il ode Tavait-il assez amolli pour à une conviction flottante son énergique confession d'autrefois ? Toutes questions que la foule agitait en ellemême et que le regard divin du Sauveur pénétrait ; question de la plus haute gravité, puisque tant valait l'homme, tant valait sa prédication. Les alBnnatioos de Jean louchant le Messie tiraient leur force de sa sainteté incontestée ; cette sainteté disparaissant, ses paroles étaient frappées de mort. Concevons dès lors les préoccupations du Sauveur et la chaleur de son langage.
> Luc, Vil, t3. MaU.. XI. 6.
LB MB8SA0K DE JKAK-BAPTISTS A JÉSUS 5
Jésus se mit à parhr de Jean à la mu/fiturie '.Il lui rappelle d'abord l'iraniense ébranlement qu'amena sa prédicAtioa sur les rives du Jourdain ; la multitude qui accourait à lui, avide de le voir, de Tenlendre, de recevoir son baptême. Est-ce donc quelque aventurier sans aveu que la Galilée et la Judée allaient voir, et Tempressement de tout un peuple ne témoigne-t-il déjà de la hauto sainteté du Précurseur ? QuV'tes-vous allr voir au désert '. Pouvez-vous croire Jean capable de légèreté, d'inconsistance, de variations misérables dans -'•es et la parole ? Aprî>s qu'il a si énergiquement croyez-vous n'avoir plus devant vous qu'un faible cl pliant roseau ? Qu'^tes-vous ailé voir au désert ? L'n roseau agité du vent * ? D'autre part oseriez-vous l'accuser de s'être laissé corrompre par les déUces d'une cour ? Qu'étes-vous encore aUé voir ? Un homme vêtu arec vwllesse ? Mais ceux qui se couvrent d'habits somptueux et vivent dans les délices habitent les palais des rois *. Or Jean loin d'habiter le palais d'Hérode est enfermé dans ses prisons ; au lieu de vêtements somptueux vous l'avez contemplé sons sa tunique de peau et sa ceinture de cuir. I f.. „.......,,jQj,g funestes sont écartées, reste à admirer
le > > urseur dans sa sainteté (>t ses grandeurs
vérilaliie». Jean est prophète, le plus grand des Prophètes, c'est l'Ange devant la face du Seigneur, c'est l'Héli du premier Avènement, c'est en un mot le plus illustre et le plus grand des hommes ici-bas. Qu'étes-vous donc allé voir ? Un /'••■•'■^f- ' n.,; ... .-...,. /.. ,/.. ,./ ../...
>!■ ' ,XI. 7. U.., VU. iL . VII. u. NaU.. XI. 7.
M. II., XI. 7. Luc. VII U Luc, VII425. MaU. M. V
(> LE MESSAGE DK JK.\N-BAPn.STe A itSVS
/uuu Prophète. C est de lui qu'il a été écrit: Voici que rnvoie mon Ange d- 'fs
cotes. Je rous le dis m . . .. , ; les
femmes nul n'est pltts grand que Jean- Baptiste \ Eu eiitendnnt un tel panégyrique que devait penser la foule ? El coromenl ne passerait-elle pas d'une appréciation sinistre à un jugement exagéré, plaçant Jean !-i, se méprenant sur ces mots : « nul, , (les femmes, n'est plus grand que lui. »
l.e Sauveur prévient une méprise aussi funeste. Mais, le. Celui qui est le moindre dans le Cirux est plus grand que lui *.Qu*e&l ce moindre », ce plus petit, celui qui dans l'appréciation '■ passe pour inférieur ? C'est Jésus. Dans le . li, au milieu des foules que réunit l'Evangile, éritable« Royaume dc^Cieux », CeluiquienestleFocliitfur. le Koi, le Dieu. Celui-là est venu dans le monde .u- M - plus humbles dehors, dénué de prestige, « fils putatif du charpentier Joseph '•, (ils de Marie l'ouvrière <le Naxareth, sans gloire, sans richesse, « sans mémo un toit où reposer sa tète » ; les peuples ne l'ont point reconnu, « les siens ne Tout point reçu », il est compté pour rien, il est le moindre. Et combien pourtant est-il plus grand que Jean 1 Plus grand dans son origine qui • st celle d'un Dieu ; plus grand dans ses œuvres, plus rand surtout dans son œuvre par excellence qui est la unversion du monde, la fondation de TÊglise, le rassemblement autour de lui de tous les enfants de Dieu.
Cette œuvre qui devait ébranler le monde commençait déjà dans l'empressement de ces foules qui ne ces-
» JiaU., \J, J», 10. Luc-., VII, *>. i7 • Luc. VII. 2H. MaU.,XI. !1.
LS MtCSSACE DR JEAV-BAPTISTR A JÉSl'S 7
•allient plus d» s'attacher aux pas du Sauveur, qui renaissaient pour ainsi dire dans leur ne lui laissaient plus un instant de repos, mais lui faisaient violence, alors même quHl M' ' '"inleella prière dans le secret
- - ks montagnes. Et qu'était-ce
•^ncore au prix de ces autres foules qui devaient bientôt r '-t^, qui, accourant de toutes les extr»'- . allaient, dans l'imptHuosité de leur zèle, en forcer violemment l'entrée î Depuis let Jours ffr h- au iuqxCaujounrhm Iv I\oifanme àff Ciftix K I, I !,! I ..,, ncr et les riolent^ y pénètrent (Tassant *. N'y c(lt-il de la Divinité de Jésus-Cbrist que cette preuve d'un mnnde tout entier boulevers*^, subjugué, ;u-< ourant au linyuume des Ames qu'il vient de fonder, ijue cette preuve serait plus que suffisante, l'n Dieu seul prut produire d'aussi gigantesques effets. Mais combien «r.iutres preuves corroborent celle-là! Dominant le monde, Jésus-Christ a dominé tous les siècles ; il les M [«lit tous, il vit dans l'humanité depuis le berceau dn ')<*, il y est connu, aspiré, acclamé quatre mille ans -sance, et Dieu, par des envoyés, éclairés M.it'S et porteurs de ses ordres, en a tracé «•ntiàre dans son magnifique ensemble comme i ; . Jusffu'fi Jean les pro-
/Ji( ;.' .: , I .'a j ' fl Jean, !»• dernier des
i'rophètet. Ta révélé plus clairement encore que tous ^ deux Avènements du Christ auront oha-
i- i . .urseur. .\ la fin du monde ce sera Elle.
Aux jours du premier Avènement, c'est Jean-Baptiste.
' Mail.. Xi. m.
I MtU.. XI. 13.
8 LE MESSAIIK m: JKA>-BArTI-
Tous deux ont pour mission de |>i* j'.m. i i.t ..iiiie.iu Fils de Dieu, comme le héraut annunce l'arrivre du Prince. Si vous voulez If comprendre Jean lui-même est Elie qui doit venir *.
La parole qui suit est nouvelle sur les lèvres du Sauveur : Que Cvhii-là entende f/ui a des Of <nr entendre*. Jusqu'ici renseignement de J<''m- .... ..^la
élé d'une clarté qui excluait toute énigme. Les auditoires de Galilée étant d'ordinaire bien disposés, il a pu leur verser de pures lumières sans les affaiblir sous aucun voile. Les temps vont changer avec les dispositions des foules que travaillent avec ardeur les I ' 'les
Scribes. Tout à l'heure il faudra que des u'.es
avec aigreur et malice revêtent les dehors atténués de la Parabole, et le mot que nous venons d'entendre noos est une première annonce.
UL — La suite ue i hvangiie ne nous inomrf "ju»' trop le changement qui allait s'opérer. DZ-jà l'auditoire n'est plus homogène mais mêlé d'adversaires et de contradic^ teurs. Si la foule écoule encore en glorifiant Dieu, il en est qui rejettent et m«^prisent. A ces paroles tout le peuple et les publicains qui avaient reçu le baptême de Jean rendirent gloire à Dieu. Mais les Pharisiens et les Docteurs de la Loi qui avaient refusé ce baptême méprisèrent en eux-mêmes les desseins de Dieu '. Ils ne voulurent ni comprendre la mission de Jean, ni croire à la di^ne Orandeur de Celui que Jean annonçait. Ils rejetaient dans un commun dédain et Jean et Jésus-Christ.
1 Matt., XI. 14.
• Mail.. XI. is.
> Lac. VIL. ».
LE MESSAGE DE JBAN-BAFnSTB A jftSUS 0
C'est vers eux que le Sauveur se lourne, à eux qu'il adresse ses derni«^ros paroles. A qui cor i-je
tes hommes de cette génération ? A qui / ' cnt-
iù ? Ib ressemblent aux enfants qui^ assis sur ta pl»i< ''lue, se crient les uns aux autres : « nous
at" ■ ^ de la flûte et vous n'avez pas dansé.
Nous avons fait entendre des lamentations et vous n'o' pleuré*. Si la prei: ' .upe d'enfants in-
veii u et y convie ses i^s, ceux-ci, bou-
deurs et malveillants, rejettent ses avances. Les enfants aiment à reproduire dans leurs jeux les scènes de la vie ordinaire; tantôt jouent c au mariage •, tantôt Jouent « aux fun^'railles», et c'est à leurs joyeux accentscomme à leurs lamentations funèbres que les opposants et les entêtés refusent de se mêler.
Si humiliant que fût pour les Pharisiens et les Docteurs ce parallèle que le Sauveur faisait d'eux avec des enfants, de déraisonnables et rageurs enfants, le reproche n'était que trop juste et trop mérité. Avec Jean c'était l'austérité et les larmes de la pénitence : avec Jésus- Christ c'est la douceur aimable, l'accueil avenant, la vie suave d'un condescendant Sauveur. Orgueilleux et entêtés les Juifs rejetèrent à la fois Jean qui appuyait sa mission et sa parole sur ses extraordinaires austérités, et Jésus-Christ qui ne se montrait au monde que comme r.\mi, rH<Me« l'Epoux, dont la conversation et le contact n'offraient que joie et suavité. Jean est venu ne montrant pas de pain et nr buvant pa de vin et votts dites : il est possédé du démon. L- Filé de t homme est venu btnant et mangean et vous dites : c'est un homme de bonne ehère^ qui
> Mâtt.. XI, tft-17. Lac. ?ll, 314i.
iO LRS PARAB0LR8 Dl' ROYArNR DES CnCUX
aime if vin et qui est l'ami des pubiicains et des pécheurs '.
Quelle excuse peut trouver Pincrédulité des Juifs? Jésus s'offrait à eux, non seulement avec le prestige de la sninlel/', mais encore sous Téclat du miracle, prouvant chaque jour, à chaque heure, sa divinité par d'innombrables prodiges, Jean-Baptiste ravissait, entraînait le peuple par la puissance de sa parole et plus encore par le spectacle de ses effrayantes morliflca lions. Quel jugement pouvait-on porter sur lui, sinon qu'il était un Saint, un envoyé de Dieu? Mais alors sa prédication était toute sainte et tonte vraie? Quand il affirmait il devait être cru? S'il affirmait que Jésus-Christ était le Messie, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde : Jésus-Christ était donc véritablement tout cela?
Oui sans doute et si TinOdèle génération qne stigmatise le Sauveur ferme obstinément les yeux à d'aussi lumineuses déductions, une autre surgira après elle qui comprendra et adorera l'infinie sagesse de Dieu dans l'économie de notre Rédemption : La Sagesse trouvera des enfants pour la justifier et la défendre '.
LES PARABOLES DU ROYAUME DES GlEOI
Ce que l'Ëvangile raconte du Message de Jean-Baptiste se passa durant les courses apostoliques du Sauveur h travers la Galilée. 11 était dans ces missions accompagné de ses douze ApAtres. De pieuses Galiléennes, au milieu desquelles était Marie-Madeleine Theu-
* MatL. XI, 18-19. Luc, VII. 33^.
* liaU..Xl. 49. Luc. VII, :{.-;.
LES PARABOLES DU ROYArxB DBS CIEDX il
reu&e el fervenle convertie, pourvoyaient à ses besoins el à c«ux de sa suite. Les multitudes se pressaient autour de Lu ' ' V^ *.
Il s'était r.ii , i et c'est là,
entouré d'une foule nombreuse, qu'il commença la séri(* de 8ê8 in-* ' i?. // arai7 dû monter dans une barque, et ^ assis H parla au peuple pressé sur
le rivage. Et c'est eu diverses paraboles qu'il enseigna *. Nous avons dit plus haut que l'enseignement du Sauveur allait so modifier quant à la forme, et que, de direct qu'il était jusqu'ici, Û allait se présenter le plus souvent sous le voile de la Parabole. El dans celte manière nouvelle, si nous devons voir un chftlimenl, la miséricorde ne laisse pas que de s'y montrer. Les Pha- T-- •-•■- ;!ii ne cesseront plus de se mêler aux foules n'y . que pour incriminer les paroles du Sauveur, y trouver matière à suspicions malveillanles ou à forr^'" ■• • ■-'■ '•■ ns. Ces malheureux ne méritent plus la I II, et dans les demi-clartés que leur
réserve ia Parabole admirons l'inlassable bonté de Jésus. Trop de lumière les irriterait en les aveuglant, les demi-lpint«B leur sont laissées. La foule elle-même, que leH : - violentes de ses chefs émotionne-
raiei.: .,. .-.iuveur, pourra, si elle veut, percer, à
travers le voile de l'apolofrue. jusqu'à la vérité dont elle a besoin. La Paru' rs a c«lt>- ro-
priété de piquer la . • provoqui; , . jus,
et de conduire ainsi à U pleine manifestation des vérités»!' tissait par " • ^ • *,,|ie trop lUte ne . . . de
I Luc, Vtll. 1-4. Malt. Xlll. 1-3. ■arc, IV, 14.
» Hir. . IV 1
il LA PARABOLR DE U SKHmCB
lumière, les ApAtres l'obtinrenl presque toujours à la suile d opporlunes questions '.
La Parabole de la Gtomenoe
I. — 11 était logique que Jésus-Christ commeoçÂt par elle, car le « Royaume des Cieux », c'est-à-dire la sanc- Uflcation en ce monde et la gloire étemelle dans l'autre, ont leur germe dans la foi, comme la moisson est contenu(> dans la semence. Et cette première Parabole nous dépeint la foi répandue par Jésus-Christ comme une divine semence dans le monde, dans tous les siècles, dans chaque génération, dans chaque intelligence et dans chaque C€eur.
D'où vient cette foi et par qui est-elle répandue ? Que devi ' ' ; le cette divine stm " '* ■
frui s bonnes terres. d
fécondée ?
Un semfur sortit pour semer son grain ^ Ce semeur n'est autre que le Verbe, la Parole inlinie, la Vérité éternelle, l'éternel Fils de Dieu. C'est de lui que nous tenons le dépAt de nos vérités divines, c'est Lui « qui illumine tout homme venant en ce monde ». Ne pas accepter sa lumière c'est se condamner aux ténèbres ; ne pas recevoir ses semailles c'est rester stérile et mourir d'inanition. L^ Kf-meur sortit. Qu'est-ce à dire : « sortit » ? Comment peut sortir llnflni qui occupe tout de sa présence? Comment peut se mouvoir Celui qui remplit tous les lieux à la fois ? L'Evangile rend ici ce que nous mêmes exprimons dans notre Symbole quand
• Matt., XIII, lMa-14-IS.
* lUtt., XIII, 3. Marc, IV, 3. Luc. VIII. 5.
LA PARABOLE Ht LA SIMK<CR 13
nous disons : « Il est descendu des Cieux •, exprimant par là le nouveau mode d'être que l'Incarnation communique au Verbe de Dieu. Il quitte son invincibilité pour nous devenir visible ; il sort de « rinaccessible lumière qu'il habite » pour se montrer à nous. Nous ne pouvions aller à Dieu : C'est Dieu qui vient à nous. Le semeur sortit pour <nner. Est-ce un pléonasme? Non pas, car l'agriculteur peut aller dans ses champs pour tout autr.; travail que les semailles ; il laboure, il émonde, il réparc les désastres causés par les intempéries, il moissonne. Le Verbe fait chair t sort » deux fois : la première puiir semer, la seconde, à son futur Avènement, pour recueillir et placer dans l'aire éternelle de la gloire ou la (iéhenne du feu les épis qu'ont poussés les siècles. Le semeur sortit pour semer son grain ? Quel est ce grain ? L'Evangile, la Doctrine, les mystères de la foi, les préceptes et les conseils qui règlent notre conduite. Le grain c'est encore la somme de lumière et de grAce départie à chaque Ame et dont elle doit tirer son salut. Quel est le champ où tombe la semence? Le monde entier, l'ensemble des siècles, et aussi chaque intelligence et chaque cœur. Di<»u verse la lumière sun comme la lumière naturelle. De même que le ;partout pénétrer ses rayons, et, en même temps qu'il illumine les m< ' -s, s'insinue lî ' -
momdroH li^siir» i diamants les
gouttes de rosée : de même le Verbe de Dieu, divin so- ' ' ' * -, répand * ;tps indistir ' - t sa viviie. De n»- tre que i ><)ls, jus-
qu'aux plus pierreux et aux plus ingrats ont reçu de
Dieu la puissance dn '■ -ro, de même chaque Ame,
ftU-elle la pluH dr*M. la plus perdue, garde en
elle quelque mystérieux germe de salut.