‹ Nos voyageurs, Association catholique des voyageurs de commerce du Canada [microforme]Chapitre 1 sur 57 · ES · texte numérisé non relu

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Mgr de Montréal avait, dès le principe, encouragé les débuts de l'œuvre et bien marqué l'esprit qui devait toujours l'animer. Le 8 mai 1915, Sa Grandeur écrivait à M. R. Vincent, premier président du Cercle

montréalais :

«Monsieur le Président,

«Il y a quelque temps, vous êtes venu me parler de l'Association nouvelle dont vous avez eu, le premier, l'idée, et qui s'est organisée sous le nom de ‘Cercle Catholique des Voyageurs de Commerce.” Je vous ai dit que cette Association avait mon approbation la plus entière.

«Aujourd'hui vous me présentez ses constitutions. Je les trouve parfaites, et je n'ai qu'un vœu à exprimer, c'est que ses membres les observent fidèlement. Elles sont, en effet, tout animées de l'esprit catholique et elles révèlent le noble but que vous vous proposez. Je vous en félicite de tout cœur.

«Que vous désiriez le succès dans vos entreprises commerciales, c'est juste et naturel, mais vous ambitionnez quelque chose de plus noble et de meilleur. C'est un apostolat que vous voule: exercer au sein de la société; et que d'occasions favorables sc présenteront à vous pour cela dans vos voyages, à travers nos différentes provinces, dans vos relations avec les hommes d'af faires, dans ! hôtels où vous logez! Par la pratique de vo devoirs religieux, au milieu même de courses fatigantes, par votr: sobriété, par vos paroles et par vos exemples, que de bien vou: pourrez faire autour de vous et quelle salutaire influence il vou sera donné d'exercer ! Le véritable homme de bien, le catholiqu sincère est un apôtre partout où il se trouve et c'est ce que veu être chacun de vous. Vous avez donc mes plus vives sympathies

«Je suis heureux d'apprendre que votre Cercle est un des fruit: des retraites fermées que j'ai tant recommandées, il n'y a pa encore longtemps, à mes diocésains. C'est une raison de plu pour moi de l'aimer et de le bénir.

«Récemment, vous avez fait des démarches auprès des auto rités municipales de notre ville afin d'obtenir une plus fidèl observance du dimanche. Continuez votre campagne, je sui de tout cœur avec vous, car la manière dont est traité che

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nous, actuellement, le jour du Seigneur, est certainement un scandale. J'espère que vos généreux ‘efforts seront couronnés de succès.

«En formant le vœu que vos confrères les voyageurs de commerce, vienneni en grand nombre se joindre à vous, je vous bénis encore et vous réitère l'assurance de mon affectueux dévouement.

8 mai 1915.

PAUL, arch. de Montréal »

Lorsque: le Cercle de Sainte-Marie de Beauce fut fondé en 1917, et que, par son affiliation à celui de Montréal (27 octobre), l'idée d'une Association des Voyageurs de Commerce se fit jour, M. J.-A. Tré- Panier, alors président du Cercle de Montréal, s'empressa de soumettre à Mgr l'Archevêque les statuts de l'Association projetée. Il en reçut le 4 novembre, la réponse suivante :

«Montréal, 4 novembre 1917.

«Monsieur le Président,

«J'ai béni à ses débuts le Cercle Catholique des Voyageurs de Commerce. Il a prospéré. Sans bruit il a fait un bien considérable. Ses membres ont compris leur mission. Ils s'en sont fidèlement acquittés. Tout en vaquant à leurs affaires, au milieu de leurs voyages fréquents à travers le pays, ils ont fait œuvre d'apôtres. Je suis heureux de leur rendre aujourd'hui ce témoignage et de leur exprimer mon entière satisfaction.

«Le modeste cercle va devenir une association régulière, et vous venez de me communiquer ses statuts généraux. J'ai examiné attentivement ces statuts et je n'hésite pas à les approuver. Je fais des vœux pour que le nombre de vos membres

soit bientôt doublé et triplé, et je vous bénis tous du fond de mon cœur.

«Votre sincèrement dévoué,

t PAUL, arch. de Montréal. »

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Le cercle de Saint-Hyacinthe reçut, à sa fondation, une lettre-programme des plus réconfortantes de la part de Mgr l'évêque de Saint-Hyacinthe. Elle était adressée au président de l'Association, M. J.-A. Trépanier.

« Évêché de Saint-Hyacinthe « Saint-Hyacinthe, le 30 novembre 1917.

« Monsieur J.-A. Trépanier, Président de l'Association Catholique des Voyageurs de Commerce

« Monsieur le Président,

« Il me fait grand plaïsir de constater que l'Association Catholique des Voyageurs de Commerce vient de fonder un cercle à Saint-Hyacinthe. Je vous en dis tout mon contentement, et j'approuve et je bénis votre travail d'apostolat dans l'ordre religieux et social.

« Votre Association est catholique. C'est clair et c'est précis. Vous voulez non seulement grouper les voyageurs de comrrerce et les tenir éloignés de ces sociétés qui sont cause cirecte de perversion intellectuelle et morale; mais encore vous voulez les détourner de ces sociétés neutres qui, sous des apparences de philanthropie, ont un autre but que le but principal de procurer le bien morci et économique des individus et de la famille. Vous obé.ssez, en cela, aux précises directions de l'Église, qui ne cesse de répéter qu'il n'y a qu'une œuvre, l'œuvre catholique, qu'il n'y a qu'un parti, le parti de Dieu, par qui le monde sera régénéré.

« Je vous félicite d'avoir choisi, comme premier principe de votre Association, la soumission au Saint-Siège et aux Évêques que l'Esprit-Saint a choisis pour gouverner l'Église de Dieu. Le pape Pie X le rappelait, il y a quelques années, dans une circonstance mémorable : « Il est préférable », disait-il, « qu'une œuvre ne se fasse pas, plutôt que d'être faite en dehors de la volonté des évêques ou contre leur gré». Si vous persévérez dans cette sage conduite, vous verrez, pour votre grand réconfort

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+ «Je prie Dieu, Monsieur le Président, de répandre sur votre {Association Catholique des Voyageurs de Commerce ses plus

t A.-X., év. de Saint-Hyacinthe ».

Une deuxième lettre de Sa Grandeur approuve et nit dans les termes magnifiques qui vont Passer

«Saint-Hyacinthe, 3 septembre 1910.

#Monsieur lc Président,

«J'ai pris connaissance des “Constitutions du Cercle Cathoque des Voyageurs de Commerce. C'est avec bonheur que vous permets de les publier.

2 «Votre œuvre est catholique. Vous voulez aider à la restaution chrétienne de la société et, pour cela, vous vous rangez ®ns discussion, dans le parti de Dieu.

4 ‘Vous tenez à former une élite de catholiques. C'est excellent je vous en félicite. Mais ce qui est mieux encore, vous prenez moyens de la former, cette élite : vous n'acceptez que des @tholiques pratiquants, vous exigez une conduite irréprochable, imposez, au préalable, une retraite fermée; par des réunions, conférences et des lectures, vous aidez vos membres à wnstruire des vérités de la religion, vous leur recommandez la union mensuelle.

«Avec cette formation, vos Voyageurs de Commerce seront catholiques éclairés, convaincus, zélés et capables, si Dieu

«Vous êtes une élite. Mettez-vous à l'œuvre et portez à nos compatriotes la lumière de la vérité et la volonté d'en urer le succès. Inspirez à tous ceux que vous rencontrerez

le respect et l'amour, dont vous êtes pénétrés vous-même pour Dieu et son Église.

«Je vous bénis de tout cœur, Monsieur le Président, ain que tous les membres du Cercle Catholique des Voyageurs d Commerce de Saint-Hyacinthe : que Dieu daigne couronne vos efforts et votre persévérance par les plus grands succès.

A:-X., év. de Saint-Hyacinthe. »

Au mois de décembre 1918, ce fut au tour d'Ottaw et de Hull d'introduire chez eux l'Association de Voyageurs de Commerce. L'aumôênier général, 1 R. P. Georges Lebel, S.J., s'était rendu auprès d Mgr l'archevêque d'Ottawa pour lui exposer le pla: et les détails de l'œuvre. La lettre qu'il en reçu montre combien parfaitement Sa Grandeur avai saisi l'essence même de l'Association, et de quel cœu elle l'approuvait :

« Ottawa, le 15 décembre 1918. « Mon Révérend Père,

« Je vous ai entendu m'exposer le but, les principes et le moyens d'actions de votre belle Association de Voyageurs; j'e ai éprouvé beaucoup de consolation. Quoi en effet de plu beau, de plus fructueux, de plus nécessaire, surtout de nos jour: que cet apostciat religieux et social des Voyageurs de Commerce Ils déclarent se soumettre entièrement à la direction de l'Église ils se proposent de restaurer le Christ, d'abord dans la classe de hommes d'affaires, puis dans la société variée et nombreus qu'ils fréquentent; ils font la propagande de ces admirable retraites fermées, de cette œuvre qui affermit la foi et entretier la charité chez nos hommes et nos jeunes gens; ils prèchen partout la tempérance par leur parole et leur sobriété; ils répan dent à profusion les images du Sacré-Cœur dans les hôtels € les places publiques; ils combattent le blasphème; que de bie ils font chaque jour !

« Aussi, je bénis de tout cœur votre Association, et je l'a prouve entièrement. Vous venez fonder deux Cercles dan mon diocèse, à Ottawa et à Hull. Soyez le bienvenu. Je pri

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le Sacré Cœur de répandre sur vous et sur votre Association ses plus abondantes bénédictions.

« Je demeure, Révérend Père. votre bien dévoué en N.-S.

? C.-H. GAUTHIER, arch. d'Ottawa ».

L'œuvre se propageait. Le grain de sénevé devenait rapidement un grand arbre. C'est alors que l'aumônier-directeur de l'Association s'adressa à celui qui parmi nous représente le père de la grande famille de Jésus-Christ. La lettre de Son Excellence le Délégué Apostolique corrobora les approbations de ses éminents collègues, en y ajoutant une allusion très heureuse au rôle du Voyageur compatissant :

« Délégation Apostolique au Canada et à Terre .euve.

«Ottawa, 9 janvier 1910.

« Mon Révérend Père,

« J'ai reçu votre honorée lettre par laquelle vous demandez ma bénédiction et quelques mots d'encouragement pour l'Association Catholique des Voyageurs de Commerce, que vous dirigez avec tant de zèle, qui est déjà répandue dans plusieurs parties du Canada et qui compte des cercles à Montréal, à Québec, à Saint-Hyacinthe, dans la Beauce, à Ottawa et à Hull.

« Les membres de cette Association, ainsi que vous me l'avez écrit, se proposent de restaurer le Christ chez les hommes d'affaires et dans la société variée et nombreuse qu'ils fréquentent. Soumis au Vicaire de Jésus-Christ et à tous ses représentants autorisés, ces vaillants chrétiens pratiquent intégralement leur religion et donnent l'exemple d'un scrupuleux accomplissement de tous leurs devoirs religieux.

« Non contents de cela, ils se livrent à toutes les fon. °s d'apostolat religieux et social et ils exercent une saine influence, même sur un grand nombre de Personnes que le prêtre n'atteint que difficilement, ou pas du tout. En un mot, en chaque membre de cette bienfaisante Association il me semble voir le bon Samaritain de l'Évar.gile qui s'arrête pour soigner le pauvre blessé

qu'il rencontre sur le chemin : le blessé symbolise tant de malheureux chrétiens aveuglés par les passions ou les préjugés.

« C'est donc bien volontiers que je m'associe aux éloges si mérités et par conséquent si flatteurs que tant de savants et pieux évêques viennent d'adresser à l'Association Catholique des Voyageurs de Commerce. Que le bon Dieu bénisse cette Association d'apostolat social, ses chefs, ses membres, ses œuvres. Que son influence bienfaisante s'étende de plus en plus pour la gloire de Dieu et le bien de la Sainte Église.

« Veuillez agréer, mon Révérend Père, avec ces vœux, l'hommage de mon dévouement en N.-S,

tF. Di Mani4, arch. d'Iconium, Dél. ap. ».

Le 21 septembre 1919, se fondait un nouveau cercle : cette fois, dans les Cantons de l'Est, à Sherbrooke même. La lettre de Mgr l'évêque de Sherbrooke constitue un éloge des plus remarquables pour l'Association. Elle répondait à une communication de M. J.-A. Bernier, président de l'A.C.V.

« Sherbrooke, 6 décembre 1919.

« Monsieur le Président,

« Je vous adresse bien volontiers le mot d'approbation que vous me demandez. L'Association Catholique des Voyageurs de Commerce m'intéresse vivement. Elle attire l'attention de tous les gens de bien. Les autorités religieuses l'ont déjà bénie et lui ont exprimé leur confiance.

« Je suis heureux de vous dire à mon tour, Monsieur le Président, toute ma satisfaction au sujet de votre œuvre. Ce témoignage, du reste, ne sera pas le premier. Il y a quelques semaines, vous le savez, se fondait à Sherbrooke un Cercle des Voyageurs de Commerce. A ces nouveaux croisés de l'apostolat laïque, réunis en retraite fermée, j'ai tenu à rendre visite. Je leur ai fait part de la joie que me cause l'établissement, dans mon diocèse, d'un cercle de votre Association. Je voyais se réaliser un de mes vœux.

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« L'œuvre des Cercles Catholiques des Voyageurs de Commerce est Vraiment admirable. Notre Pays a trouvé dans les membres qui en font partie ces vaillants apôtres laïques, sur lesquels Pie X

comptait surtout pour « restaurer toutes choses dans le Christ, Instaurare omnia in Christo ».

« Les Voyageurs de Commerce de Sherbrooke et des Cantons de l'Est seront fidèles, je n'en doute pas, au Programme qu'ils ont accepté, aux résolutions qu'ils ont prises : être apôtres toujours et partout. Comme leurs dignes devanciers, ils sauront

travailler à raffermir les Principes religieux dans les cœurs, dans la famille et dans la société.

« Je souhaite à votre bienfaisante Association, Monsieur le Président, prospérité et succès. Je la recommande de tout cœur. : Église et la patrie canadienne comptent sur sa bienfaisante influence, laquelle rayonne déjà de l'Atlantique au Pacifique er, plus spécialement, dans notre belle Province de Québec.

« Agréez, cher Monsieur, pour vous et,. :sociés, l'assurance de mes sentiments de haute estime et de : icère dévouement, en Jésus et Marie Immaculée.

t PAUL, év. de Sherbrooke ».

Son Ém. le cardinal-archevêque de Québec, qui avait daigné rehausser de sa présence le congrès de 1919, montrait par là l'estime et l'affection qu'il portait à ses Voyageurs de Commerce. II voulut les manifester d'une manière plus explicite encore, au mois de décembre de la même année, en écrivant la lettre suivante :

« Archevêché de Québec, le 15 décembre 1910.

« À Monsieur J.-A. Bernier, Président de l'Association Catholique des Voyageurs de Commerce.

« Cher Monsieur,

« Il m'est agréable de vous dire tout le bien que je pense de votre Association. Elle s'est placée au premier rang de nos Organisations catholiques et elle exerce déjà une influence salu-

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taire dans les milieux où elle opère. Ses membres sont des apôtres intrépides et intelligents, qui savent, à la fois, édifier par leur conduite personnelle et défendre avec un rare courage les bonnes causes qui intéressent l'honneur de l'Église et le bien des âmes.

« Je salue en eux de très utiles serviteurs de la religion et de la patrie, et je prie Dieu de les bénir et de garder vivace dans ‘eurs cœurs la flamme de l'apostoiat catholique.

« Votre tout dévoué en Notre-Seigneur,

f L.-N. Card. Bécin, arch. de Québec ».

L'ordre chronologique des lettres d'approbation nous conduit à celle du 28 avril 1920, écrite par S. G. Mgr Cloutier, à l'occasion de la réorganisation du Cercle des Trois-Rivières. On remarquera la haute portée doctrinale de cette pièce de tout point admirable.

« Trois-Rivières, le 28 avril 1920.

« À Messieurs les membres du Cercle Catholique des Voyageurs de Commerce des Trois-Rivières.

«a Messieurs,

« J'apprends avec une particulière satisfaction que vous avez réussi à organiser sur des bases solides et durables, pour notre région trifluvienne, un cercle de Voyageurs de Commerce.

« Il me tardait, en effet, de la voir s'implanter en mon diocèse, cette œuvre sociale de si heureuse inspiration et qui est appelée à contribuer pour une large part à l'affermissement du règne de Jésus-Christ dans les âmes et sur les diversse sociétés civiles et religieuses du Canada.

« A l'heure où, affolées par de funestes conflits d'intérêts et les angoisses d'un avenir de plus en plus menaçant, toutes les classes sociales se coalisent comme d'instinct les unes contre les autres pour se protéger et se défendre, au besoin, vous avez eu, vous aussi, à l'instar de vos admirables confrères des’principaux

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qui en font partie ».

« Sans toutefois considérer

Broupement et de vos réunions vue les intérêts d'ordre spirituel,

eu et la fidélité constante à ses irement l'amour du prochain,

ble de pénétrer. « Mais vous ne vivrez votre

don: eu pleinement raison de v

piété, l'étude et l'action. Allum igences par l'étude en Commun, la lumière de la vérité se transformera dans VOS Cœurs en convictions ardentes par la pratique de la communion fréquente et de Ja retraite fermée annuelle, .et, par votre dévouement : l'action catholique sous toutes ses formes, en

énergie dans vos volontés. Vous deviendrez ainsi des hommes complets. Car « luire seulement, écrivait saint Bernard, c'est chose vaine; être simplement ardent, c'est peu de chose; mais luire et être ardent, c'est la perfection ». Comme saint Jean- Baptiste, que vous avez eu la bonne idée de vous choisir pour patron, vous serez, selon votre devise, des lampes ardentes et brillantes : Lucerna ardens et lucens.

« Ce qui me rassure, enfin, sur le succès de votre généreuse initiative, c'est le premier article de vos statuts par lequel vous vous êtes engagés à une soumission parfaite, sous la direction immédiate de votre aumônier, à l'autorité de l'Église et aux directions du Saint-Siège. Soyez fidèles toujours à cette promesse de la première heure et votre cercle vivra. Hoc fac et vives.

« Je me plais à espérer qu'avant lor:;:temps vous compterez dans votre corps d'élite, sinon comme membres actifs, du moins comme membres associés, les Voyageurs de Commerce de toutes nos paroisses, et il: me semble que vous avez tout lieu de vous reposer sur l'appui moral et les substantielles sympathies de tous les gens de bien qui ont, aujourd'hui, le sens social assez développé pour saisir toute la portée de votre belle œuvre.

« Veuillez agréer, Messieurs, avec ma paternelle bénédiction pour la réalisation de vos projets d'apostolat, l'expression de mon entier dévouement en Jésus-Christ.

t E.-X. CLoUTIER, év. des Trois-Rivières ».

Nous sommes heureux de pouvoir couronner cette série magnifique de lettres d'approbation par celle que l'on va lire; laquelle ne le cède en rien à ses devancières et a de plus pour nous l'attrait particulier de tout ce qui vient de l'Ouest, surtout de celui qui, nouvel Élisée d'un Élie trop tôt enlevé à la terre, a reçu et garde chèrement |» manteau du prophète.

L'archevêque de Saint-Boniface écrivait donc, le 14 juin 1920, au président de l'A.C.V. :

% vous procurer cette satisfaction.

À cArchevêché de Saint-Boniface.

« Saint-Boniface, le 14 juin 1920, Manitoba, Canada.

; « Monsieur J.-A. Bernier,

Président de l'Association Catholique des Voyageurs de Commerce.

Monsieur le Président,

«Au cours d'une de v . tournées d'affaires en même temps

ue d'apostolat, vous m'avez laissé entrevoir qu'un mot pour votre Association vous serait agréable.

Vous méritez cette

arque d'attention à trop de titres pour que je ne tienne pas

Waite au Divin Maître, et celui-ci de répondre :

«Où dois-tu me glorifier, dis-tu ? Où ton influence doit-elle s'exercer ? Où les chrétiens doivent-ils faire connaître qu'ils sont fils de l'Autorité, de la Science et de la Paix ?

« Mais partout.

«Certains ne songent à m'honorer que quand ils prient. Leur illusion est singulière. Fais une fois ton devoir en public et les autres feront dix fois le leur en particulier.

« Mle le Catholicisme à la science, à la politique, à l'industrie, à toutes les activités humaines et tu feras grand acte de charité

Æ «Voilà ce que vous avez fait, Monsieur le Président, de

æ «Vous êtes allés Puiser votre apostolat à la seule source uthentique de tout apostolat, dans le Cœur de Jésus contemplé Jens le calme du tête-à-tête d'une retraite fermée. Puissiez- AOUS amener ce qui reste des voyageurs de commerce à suivre

votre exemple pour leur bien comme pour celui de la Société

« Et parce que les belles et grandes choses ne se séparer guère, je suis heureux de reconnaître que le vrai patriotisrr canadien-français vous compte au nombre de ses plus valeureu champions et de ses propagandistes les plus intelligents. Ceu qui ont un peu de fierté de race sont contents de vos initiative et vous le dire est pour moi une satisfaction.

« Agréez, Monsieur le Président, l'expression de mes meilleu sentiments et l'assurance de tout mon dévouement.

t ARTHUR, arch. de Saint-Boniface ».

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