‹ Nos voyageurs, Association catholique des voyageurs de commerce du Canada [microforme]Chapitre 26 sur 57 · MEMBRES FONDATEURS DU CERCLE DU DIST RICT DE BEAUCE · texte numérisé non relu

MEMBRES FONDATEURS DU CERCLE DU DIST RICT DE BEAUCE

Au mois d'avril 1917, le club avait une de ses réunions et justement, par une intervention de la bonne Providence, le président du Cercle de Montréal était en promenade à Sainte-Marie. I] y fut fraternellement convié et, au cours de la séance, on l'invita à prendre la parole. L'occasion était unique : l'apôtre-voyageur ne la laissa point échapper. Il parla des Voyageurs en bloc d'abord, puis de ceux de Montréal, du Cercle, de sa composition, de ses règlements, de sa vie intime, vie de famille, d'entr'aide, de charmante Camaraderie, ensuite de sa vie apostolique intense, rayonnante, puisée dans les retraites fermées. L'effet sur l'assistance fut énorme. C'était une révélation. L'enthousiasme qui avait saisi les Âmes prit tout de suite cette forme : « Est-ce que nous pourrions avoir cela, nous aussi, un cercle comme celui de Montréal, et même nous unir à lui ? y — On voit que l'idée d'association, de fédération, germait ]à Spontanément dans ces braves cœurs. Elle allait bientôt s'épanouir et former avec Montréal et Saint- Hyacinthe le nucléus de la grande Association des Voyageurs de Commerce.

Le visiteur entra naturellement dans leur projet, Promit son concours, mais indiqua que la première démarche devait être l'organisation d'une retraite fermée, faite à Sainte-Marie même et, si possible, Sous la direction d'un Père Jésuite de Montréal. Ce qui fut dit, fut fait. Des pourparlers s'échangèrent, l'affaire marcha rondement et, au mois de juin, le beau collège des Frères des Écoles Chrétiennes était aménagé pour recevoir les Voyageurs. — Vingt-cinq d'entre eux s'y enfermèrent durant trois jours (29

juin au 2 juillet) avec le Jésuite montréalais. La

retraite opéra sur ces hommes de bonne volonté, comme elle avait fait à Montréal et à Québec : elle en fit des apôtres. La Beauce commençait de produire sa meilleure essence forestière, son « bois d'apôtre ».

La confiance populaire alla même un peu loin, s'il faut en croire un Voyageur beauceron — et qui ne croirait un Voyageur beauceron ? « Au sortir de notre retraite, disait-il, les femmes nous apportaient des chapelets à faire bénir !...»

A la réunion qui suivit, l’aumônier et le président du Cercle de Montréal (car celui-ci était généreusement revenu pour parfaire son œuvre) donnèrent de plus amples explications et tracèrent même les premiers linéa”:ents d'une association générale. Muni de ces lumières, le « Club des Voyageurs » se transforma au mois d'août en « Cercle Catholique des Voyageurs de Commerce de la Beauce », prenant pour devise la sentence du Sauveur à la dernière Cène : « Que tous soient un !» Et tout de suite commença l'une des œuvres les plus aimées des Voyageurs, l'apostolat des bons livres. Ce fut par centaines que ces livres allèrent porter la bonne édification et la joie dans les familles du voisinage et des bourgs lointains.

Entre temps, le Cercle tenait ses assemblées toutes les quatre ou cinq semaines: il s'affiliait à celui de Montréal au mois d'octobre 1917. L'année suivante, il organisait deux retraites fermées, l'une pour les Voyageurs au mois de juillet avec dix-huit retraitants, l'autre en août pour les marchands de bois, au nombre de dix-sept. Puis venaient les deux grandes journées sociales des Voyageurs à la Villa Saint-Martir., en septembre 1918. Les deux délégués qu'y envoya le

lonté, Cercle, revinrent si enchantés de tout ce qu'ils avaient : elle Su et entendu et surent si bien communiquer leur & Pro- #avissement, que les Voyageurs beaucerons résolurent Ubois #Hare-dare d'appliquer intégralement à leur Cercle des règles de celui de Montréal.

n, S'il # L'exécution n'alla point d'abord sais quelques ui ne Meurts. Il n'y a pas lieu de s'en étonner, sans doute. ir de Æ'humaine fragilité n'est jamais loin avec ses résisaient Æances à tout sursum, avec ses attirances vers tout bas-fond. Le secrétaire du Cercle, qui n'y va pas par nt du fuatre chemins, nous informe que, visant à la qualité ment lus qu'à la quantité, le Cercle exclut huit de ses plus !

miers le ces na au rs de se la tous > des

tolat Fainte-Marie où le Cercle, dans une pensée généreuse ivres le prévoyance et de charité, fonda une chambre pour is les Jes confrères malades.

1 Trois comités se formèrent à l'instar de ceux utes He Montréal : le comité des i de À ante, r les ants, nbre € nées H'instruction obligatoire et contre le régime des écoles » €n Fites € nationales ». Des tournées très réussies furent ja le Prganisées pour faire connaître aux habitants des

principales localités de la région l'œuvre du Ce: et des retraites fermées. Il aurait fallu voir

automobiles courir, voler, tourbillonner sur les gran routes et faire œuvre ainsi du plus pur aposto moderne. Nous signalerons d'abord Saint-Prosp où 200 à 300 notables se réunirent et furent si parfai ment empoignés var nos Voyageurs qu'une retra fermée à Saint-Prosper Ctait décidée et de fait acco

plie avec la coopération la plus délicate des darr du village.

L'une des réunions les plus mémorables fut celle d Sainte-Justine, au mois de janvier 1919 : elle se distir gua par l'affluence et l'enthousiasme de l'assemblée plus encore par les discours de l'aumônier et des prin cipaux officiers du Cercle auxquels se joignit, en guis de couronnement, celui du député provincial. Le allocutions faisaient porter leur principal effort sur 1: notion exacte des retraites fermées et leurs admirable. résultats. Provenant toutes, sauf une, de laïques elles produisirent par ieur heureuse diversité, par leu:

Sier élan et l'élévation de leurs pensées, une profonde lu Cercil mpression. Le digne curé de Sainte-Justine l'expriait avec à-propos en clôturant l'assemblée : « Ce spectacle, dit-il, nc 1s réconforte beaucoup et donne ne leçon de fierté à ceux qui se laissent guider par le … respect humain ». — Ces différentes manifestations du parfaite} ercle, soit à Sainte-Marie, soit ailleurs, trouvaient retralt@eur écho fidèle dans les colonnes de l'Éclaireur de t'accomEauceville et de là se répercutaient de colline en S dame jine jusqu'aux extrêmes limites du territoire. 1 Les Voyageurs furent les Premiers à bénéficier de feur transformation par l'estime qu'ils recouvraient Partout et, comme le rappelait un des conférenciers, mesure que l'un d'eux se posait hardiment en Oyageur catholique, on se répétait les uns aux autres: 4 Tiens Encore un qui a fait une retraite fermée ! » Le Cercle de la Beauce a déployé en peu de temps qe activité extraordinaire. Sa vie a été intense : au dedans, dans l'intimité du Cercle; au dehors, par = ‘action individuelle de ses membres, par le rayonneent de ses œuvres. Le ciel et la terre semblent donc Funir pour faire de la Beauce l'une des plus belles,

des plus fécondes parties de la province.

voir les sS grande apostolaf -Prosper

celle de > distin4 emblée; es prin

n guisé I. Les t sur |:

irables aïques

ar leu

Page 1