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CERCLE DFE ST-HYACINTHE

vivants de l'Association.

Tout de suite l'on s'aboucha avec le directeur des retraites de la Villa Saint-Martin. Toutes les dates étant prises jusqu'à la fin de décembre, la première retraite du Cercle fut fixée au 10 janvier1918. Entre temps le Cercle faisait Sa première apparition en public, le 16 décembre, et Constatait les sympathies profondes que déjà il suscitait. Le 10 janvier, vingt et un Voyageurs de Saint-Hyacinthe se rendaient à la Villa Saint-Martin. La retraite n'eut Das de peine à accompl, son œuvre dans ces cœurs si bien disposés. Une semaine plus tard, l'Hôtel-Dieu, cruellement

Poursuivant son Organisation intérieure, le Cercle forma ses comités : retraites fermées, presse, renseignements, malades, placement, hôtels et chemins de fer, reçurent leur Personnel respectif.

La première fête du Patron du Cercle, Saint-Jean- Baptiste, revétit un éclat spécial : c'était le 23 juin, un dimanche. Montréal était là en nombre : trentecinq Voyageurs, leur aumônier, le directeur des retraites fermées, qui donna le Sermon à la cathédrale. La messe solennelle, Je banquet, la réunion de l'aprèsmidi dans les salles du Patronage, où discours, chan-

sons, jeux se donnèrent libre carrière, puis le goûter sur le pouce avant le départ des visiteurs montréalais, tout cet ensemble, cette fraternisation des plus aimables, des plus gaies, faisait redire à tous le mot du Psalmiste : « Qu'il est bon, qu'il est charmant pour des frères de se trouver ensemble ! »

Au mois de juillet, trente-six retraitants venaient à la Villa Saint-Martin. Vingt Voyageurs y revenaient au mois de septembre pour les deux grandes journées sociales.

Il était écrit que le Cercie de Saint-Hyacinthe aurait son souper aux huîtres. Le 23 novembre, les salles du Patronage se remplissaient d'une fort belle assistance. Une allocution sur le thème : « Ne soyez pas des huîtres » eut un succès non seulement d'hilarité mais encore — et voyez à quelle magnifique sauce

elle )yez ilaiuce

| on peut mettre ces mollusques, — un succès de fierté 1 religieuse et Patriotique. Le secrétaire en avait

encore l'eau à la bouche, lorsqu'il écrivait son rapport :

{ ce qui l'amena, peut-être inconsciemment, comme À monsieur Jourdain faisait de la prose, à mettre au 4 jour ce vers héroïque sur le Voyageur :

Il n'a que plus d' esprit depuis qu'il n'en boit blus ! Parmi les événements Principaux de l'année 1919,

4 nous relevons une grande et belle conférence de M. l'assistant-aumônier, le 16 janvier, sur les « Droits de

r », leur étendue, mais aussi leurs limites devant

{ l'Église et la famille. Le 29 du même mois, le Cercle { faisait tenir au Premier ministre de la province une | vigoureuse Protestation contre la contrainte scolaire,

le système d'écoles dites « nationales » et la création

{ d'un ministère de l'instruction publique. Au mois de À juin, ce fut la Célébration de la deuxième fîte patro-

nale du Cercle qui, plus encore que la première, prit

: les proportions d'une démonstration nationale. Les Cercles de Montréal, de Québec, et de Beauce y

Nous avons conscience d'avoir dit bien peu de chose

q°es œuvres du Cercle. La raison en est que certaines

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questions locales auxquelles le Cercle a pris et pren encore une large part, sont présentement trop brû lantes pour qu'il soit opportun d'en faire aujourd’hu l'historique. A ce sujet, qu'on me permette du moin un vœu : c'est de voir, un jour, Saint-Hyacinthe nou donner, tempore opportuno, une monographie de c: travail intense, magnifique : monographie qui, repre nant le conflit à ses origines mêmes, au siècle dernier et le suivant pas à pas dans ses diverses manifestations fournira l'une des pages les plus instructives de notre histoire religieuse et sociale.

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