‹ Nos voyageurs, Association catholique des voyageurs de commerce du Canada [microforme]Chapitre 33 sur 57 · PER · texte numérisé non relu

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examiné la situation, s'était enquis auprès de quelques Voyageurs et en était venu à la conclusion que le projet ne pouvait aboutir.

Le président de l'Association ne se tint pas pour battu : ayant pour principe la maxime du maréchal Foch : « Celui-là seul est vaincu qui se croit vaincu », il reprit l'affaire en 1919. Le même industriel de Sherbrooke venait de faire une seconde retraite fermée. Les deux hommes s'abouchent, s'entendent, tracent le plan d'action : les noms des Voyageurs de la ville sont soigneusement relevés; une circulaire, envoyée à chacun d'eux, leur annonce que des délégués du Comité général de l'Association viendront entretenir leurs collègues de Sherbrooke, le dimanche 21 septembre.

La veille, l'aumônier-directeur et le président de l'Association ainsi que le président du Cercle de Montréal arrivent en ville. L'aumônier se rend à l'évêché où l'évêque, très favorable à l'œuvre projetée, la bénit de tout cœur et offre la chapelle Pauline pour la grande assemblée du lendemain. C'est là que, le dimanche après-midi, se réunirent cinquante Voyageurs et agents d'assurances accompagnés du curé de la cathédrale. Tout se passa tranquillement, posément, d'après le programme suivi dans la fondation des autres Cercles : causeries des trois délégués montréalais, adhésion de vingt-quatre Voyageurs aux statuts généraux de l'Association, élection du Conseil.

Il fallait battre le fer tandis qu'il était chaud. La question fut posée : Veut-on faire bientôt la retraite fermée ? — Oui, oui. — Qui donne son nom ? — Dixsept se lèvent. Cinq ou six autres devaient s'ajouter aux dix-sept braves.

® ms

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