NEVROSES DK LA LOCOMOTION ET DE LA VOIX
Tendroit du coude où le nerf^ uniquemexit recouvert de la peau et du tissu cellulaire , passe sous Fépitrochlée de rhumérus ; elle suit la direction du nerf ^ s'étend à ses diverses ramifications, et surtout aux rameaux cutanés qui se distribuent à la face supplantaire et au bord cubital de la main, et quelquefois elle se propage le long du Bras. :
i6o. » Ily a aussi des névralgie^ anomales , et le professeur Chaussier comprend sous ce titre diflTérente» affections locales sans rougeur, sans chaleur, san» gonflement remarquable , sans symptômes fébriles ou inflammatoires , qui sont évidemment déterminées et entretenues p^r la pression , le tiraillement , la lésion locaFe d'un ou de plusieurs filamens nerveux, qui sont accompagnées de douleurs plus 6u moins vives et fréquentes, qui toujours partent d'un point affecté , se répandent dans une étendue plus ou moins considérable , et avec des symptômes qui varient suivant Tespèce du nerf irrité et ses connexions ; telles sont^ I**. ces douleurs vives , irrégulièrQi et chroniques <jui sont produites par un tubercule ou ganglion situé dans l'épaisseur de la peau , du tissu cellulaire , sur le trajet du nerf, et qui partent constamment de ce point comme d'un centre, et se propagent plus ou moins loin suivant la distribution et les connexions du nerf affecté. 2°, Tels sont encore ces divers accidens avec spasme et douleur, sue«»ius plus ou moins long-temps après un coup , une contusion qui a spéjcialei^ent intéressé quelques filamens du nerf, et y laisse une impression qui ne se manifeste à la partie que par une ecchymose opiniâtre, une rougeur, une œdématie légère , . une douleur sourde qui augmenta
NEVRALGIE. jy$
par la pression et excîte les diffërens accîdens : tdk sont ces cas où ^ à la suite d'une contusion légère aux tégumens de la tête , on a vu des céphalées opiniâtres^ des vertiges , des douleurs à l'œil , des spasmes et, même des paralysies à des parties éloignées (Pouteau ) ; tel est aussi^ ce. cas désigné par Sauvages sous le nom ,de tiismus occipitalis, où, à la s»uitè d'un coup sur l'occipital, on a vu des douleurs vives se répandre sur la tête , le cou , etc. (André). 5^é Les affections douloureuses ou spasmodiijues survenues plus ou moins promptement à la «uite de l'entamure d'un filet nerveux dans la saignée du bras (Paré), dans celle de la veine malléolaire au pied (Pouteau, Sabatier) , à la suite d'upLC plaie it la cuisse près le genou (Sabatier ). Quoique cette maladie ne soit pas mortelle, elle est très-fâcheuse par la violence ou l'atrocité des douleurs, la facilité de leur retour^ souvent aussi par leur opiniâtreté: d'ailleurs, leur fréquence amène la morosité , l'interruption du sommeil , l'inappétence , la constipation , et successivement la maigreur de tout le corps , le dérangejqaent de la digestion et des sécré-r tions , quelquefois l'atrophie. »
§ III. Traitement de la Névralgie^
i6i. Les moyens proposés et tentés avec plus ou moins de succès ppur le traitement de la névral^e doivent varier suivait la .cau;se déterminante ou les circonstances où ^ç trouve le malade : de là vient qu'on a^tour-à-tpur employé la saignée, les vomitifs, les délayans , le quinquina , Fopium , les bains d'eaur fraîche , les eaux salines ou sulfureuses , les frictions
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douces avec l'éther, les exutoires> les antimoniaux .^ lexlraclo-résme degaïac, l'arnica, les plantes narcol tiques ; et , parmi les opérations chirurgicales , là «ection du qerf aiFectë, section qui n'a procuré quelquefois qu'un soulagement p^sàager et qui a été'suivie de spasme et de la mort; Texcisiondës^ tubercules sçus-^cutanés, la cautérisation .ou là section complète du filet nerveux, l'aimant, rélectrisation. Qiiâm aux préceptes du régime, nourriture douce et légère yen petite^ quantité; quelquefois diète laiteuse , éièrdces en voiture, à chevjE^l. Lés passions vives , l'excèà des alimens , les boissons vineuses , alcooliques , la fatigue de l'estomac, augmentent la fréquence et l'intensité des douleurs. Mais que de lacunes à remplir dans lé traitement de cette maladie! ^ . ; T >./ >
TÉTANOS (l). , : •;-
§ P*^. ConsïdéradonSr ^énergies.
ï62* Le tétanos est encore une des maladies 1^ plus anciennement connues : Arétée en donné une description exacte et précise ; mais qui est bien loin d'être complète, depuis que des recherches ultérieures et très-modernes ont ajouté beaucoup à nos connaissances sur les espèces et les variétés de cette maladie. Dehaën a discuté avec sagacité ses causes et son traitement, quoiqu'il n'en donne point une îiîstoire aussi étendue et aussi détaillée qu'un autre médecin de Vienne ( fTeiiceslai TunKa de Krzo^itz;
CULLEN ; SaGAR. -