HYPOCHONDRIE
que cette méthode ne convient que dans l'épilepsie idiopatliique.... On a obtenu d'heureux effets, et quelquefois même la guérison de l'épilepsie , par l'application des aimans artificiels : on peut consulter sur cet objet les Observations et Recherches sur l'usage de l'aimant en médecine , ou les Mémoires sur le magnétisme minéral, par MM. Thouret et Andry ( Mémoires de la Société royale de Médecine , année 1779 )• Qne de résultats variés et peu satisfaisans , ou plutôt propres à faire voir que la maladie est souvent incurable , si la méthode de traitement, dans les cas particuliers , n'est pas fondée sur la distinction des variétés de l'épilepsie ! Des essais faits dans ces derniers temps par des médecins sages et observateurs , n'ont guère servi qu'à prouver l'inefficacité des moyens dont on avait beaucoup trop vanté les effets heureux et infaillibles.
HYPOCHONnKJE (l).
§ P"". Considérations générales.
84- Qu'il est difficile de se faire une idée juste et précise de Thypochondrie , et de ne pas la confondre avec l'hystérie ou avec la mélancolie , par la confusion qui règne dans la plupart des écrits de médecine ou par un vain mélange de théories étrangères qui en ont défiguré l'histoire ! Boerhaave nous parle d'une matière tenace , immobile , et poussée dans les vais-
(i) Synonymie. Hypochondriasis , Sauvages, Linn^us, VoGEL , CuLLEN , Sagar ) Morbiis hypochoudriacus , Boerhaavç \ Malum hjpochQndriacum j lîoFFMAiN'N. Juncrek.
seaux des liypocliondres , et il explique tout par les lois de l'hydraulique. Avec quelle complaisance son commentateur ne donne-t-il point un nouveau développement à ces idées systématiques î On trouve le même asservissement aux principes de l'école deLeyde, et le même éloignement des vrais principes , dans le traité particulier de celte maladie , qu'on doit à Fracassini. Sauvages n'a pas mis plus de choix dans les sources où il a puisé , et il n'a fait que compiler les écrits du médecin italien sur les affections hypochondriaques. On consulte avec avidité les auteurs anglais, Sydenham , Cheyne, Whytt , qui ont eu le grand avantage d'observer souvent l*hypochondrie , maladie très-fréquente en Angleterre , et ces auteurs l'ont sans doute bien décrite; mais, au lieu de la considérer d'abord d'une manière isolée et à l'aide de la méthode analytique , ils la tracent sans cesse avec ses complications diverses. Stahl est peut-être le seul (i) qui apprenne à la distinguer de toute autre maladie nerveuse , et qui en expose avec justesse et avec profondeur le caractère propre. «L'hy- » pochondrie, dit-il , est l'assemblage ou la succession » de symptômes singulièrement variés et disparates : )i sentiment de tension , de pesanteur ou même de )) douleur , sans une fièvre marquée, sans aucun type )) particulier ; perversion plutôt que perte d'appétit ; )) flatuosilés intestinales, tantôt retenues, tantôt se » frayant une issue bruyante ; resserremens spasmo-
(i) Hoflmann^ Rodius ^ Clodius-Montanus ; etc. ^ rapportent aussi des histoires particulières qui ne conviennent qu'à fhypoehondrio.