‹ Nosographie philosophique; ou, La méthode de l'analyse appliquée a la médecine (volume 5)Chapitre 41 sur 83 · NEVROSES DE LA VOIX · texte numérisé non relu

NEVROSES DE LA VOIX

NÉCROSES DE I. A ï^ O I X.

§ P""- Considérations générales*

181 . Ces névroses peuvent consister dans une sorte de convulsion, de spasme, ou de paralysie des organes vocaux : d'où la voix convulsive et l'aphonie.

182. p^oix compulsive. Celte affection nerveuse empêche de parler à volonté ; on fait des efforts inutiles pendant quelques minutes pour articuler des sons; mais on est dans l'impossibilité de garder ce silence dès qu'on a commencé à parler ; souvent on rend des sons extraordinaires indépendans de la volonté , surtout lorsqu'un objet fixe l'attention. Il y a un passage rapide du grave à l'aigu , souvent avec des sons intermédiaires plus ou moins continus et semblables à ceuxde quelque animal. On lit un exemple très-curieux de ce genre rapporté par le professeur Portai (Memoires de la Société médicale d'Émulation. Paris , 1798). Ce médecin remarqua, en considérant les mouvemens du larynx , qu'ils étaient précipités et fort grands ; le larynx parcourait l'espace d'un pouce environ, savoir, demi-pouc« en montant, demi-pouce en descendant , avec une telle rapidité , que l'œil pouvait à peine en suivre les mouvemens. 11 en résultait que le conduit de la trachée-artère et celui de l 'arrièrebouche étaient tantôt raccourcis , tantôt allongés ; il devait aussi en résulter que , dans cette irrégularité de contraction et de relâchement des muscles ^ ceux destinés à étendre les cordes vocales , et à les i'a}>|irocherpoftr rendre l'ouverture de la glotte pi us ou moins étpoile , agités par les spasmes, devaient produire des

§ lïl. Traitement des JVéif roses de la voix, .

i88. Le traitement de la voix convulsive n'est pas encore établi sur un assez grand nombre de faits pour qu'on puisse en poser les véritables bases. Il ne pourra d'ailleurs être bien connu que lorsque les causes de cette affection le seront elles-mêmes. Le camphre , réther sulfurique et d'autres substances , peuvent être administrés de manière à être respires. On peut aussi appliquer avec pins ou moins d'avantage, soit les vésicatoires , soit même le moxa , sur les parties antérieures ou latérales du cou. Le traitement a les mêmes bases que celid que j'ai déjà exposé relativement à la paralysie. L'application des vésicatoires sur la partie antérieure du cou a souvent suili pour combattre celte maladie : d'ailleurs , dans le plus grand nombre des cas, c'est plutôt sur la cause occasionnelle et la constitution de l'individu qu'il est nécessaire de diriger les moyens curatifs.

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