QUAND ON EST JEUNE
Je marchais vers nos dieux les mains pleines de roses;
Lionel des Rieux.
Quand on est jeune et que l'on porte en un cœur ivre Toutes les voluptés limpides du printemps, Sur la route où nos yeux se plaisent à la suivre Qu'une forme adorée a de charme enivrant !
Que l'azur est profond, que les heures sont belles, Quand vers deux yeux aimés sanglote le désir Et que sous les rayons de leurs iles jumelles La rose du baiser se laisse enfin cueillir !
L'âme mire en son ciel l'allégresse des mondes. Tous les bonheurs humains l'habitent tour à tour Et ravie elle écoute, en l'éther des nuits blondes. Chanter le voyageur aux yeux divins, l'Amour.
KOSTALGIES FRANÇAISES