‹ Note Sur La Vitalité Des Parties Souterraines Du Dioscorea Batatas DcneChapitre 1 sur 2 · SÉANCE DU 26 JUIN · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 26 JUIN

rhizome dont j’ai parlé plus haut. Celui-ci formait comme un fragment de tige un peu charnue, longue d’environ 15 centimètres, d’une épaisseur à peu près égale à celle du petit doigt, un peu comprimée latéralement, flexueuse, tronquée en arrière, intacte en avant, divisée presque dès sa hase en deux branches peu inégales. Je me proposais d’en étudier la structure anatomique et, dans ce but, je ne le mis pas en terre, mais je le plaçai simplement sur une tablette dans une chambre. D’autres travaux me l’ayant fait oublier, il est resté là pendant près d’un an. Au commencement de ce mois, le hasard me l’ayant fait remarquer, j’ai été surpris de voir à l’extrémité d’une de ses deux branches, un petit bourgeon en bon état, qui paraissait même disposé à s’ouvrir. Je l’ai planté peu de temps après et bientôt j'ai vu sortir de terre une tige vigoureuse qu’une autre a suivie peu après (1).

Ainsi l’Igname-Patate, outre qu’elle possède une remarquable facilité de multiplication par ses tubercules coupés en morceaux, puisque de simples morceaux longs de 1 à 2 centimètres donnent de nouveaux pieds, lorsqu’ils sont traités convenablement, peut conserver encore, meme en terre, et pendant deux années, la vitalité de ses tubercules, plus généralement de ses parties souterraines. Elle l’emporte donc, sous ce rapport, sur la génét’alité de nos plantes alimentaires à tubercules, notamment sur la Pomme de terre et la Patate. Il est permis de penser quç ces deux facultés avantageuses, jointes à la facilité avec laquelle ses tubercules se conservent d’une année à l’autre sans pousser ni s’altérer, la rendront doublement précieuse, si jamais elle prend décidément, dans nos pays, le rang qui semble lui revenir parmi les végétaux cultivés en grand pour servir à l’alimentation.

M. Moquin-Tandon dit à cette occasion que quelques-uns des tubercules envoyés dernièrement à la Société d’acclimatation par M. de Montignv ont levé au jardin de la Faculté de médecine bien qu’ils lussent très avariés. Un tubercule à chair rouge a produit un Dioscoron qui parait être le J), (data.

M. de Schœnefeld reproduit l’annonce faite à la session extraordinaire de Montpellier par M. Durieu de Maisonneuve, au sujet de la

(1) Un mois seulement après la plantation, la première tige s’élevait a l m ,70 de hauieur, et son accroissement s’opérait avec une telle rapidité, qu’en un seul jour, juin, je l’ai vue s’allonger de 12 centimètres, de huit heures du matin à six heures du soll \ ce qui donne un accroissement de 12 millimètres par heure. Dans 0 ( onrs de l’été, il s’est produit ainsi un pied vigoureux, analogue à ceux qu’on °hiient habituellement dans les jardins, qui s’est beaucoup ramifié après s Y* Ire ( I ey e à plus de ii mètres de hauteur, qui a produit une assez grande quantité de hulbilles axillaires, mais qui n’a pas fleuri. ( Xotc communiquée pur il. Ducharlre

<lu )nu went de l'impression, en novembre 1857.)

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