‹ Note sur la vitesse de pénétration des substances à l'intérieur des cellules végétalesChapitre 1 sur 3 · VITESSE DE PÉNÉTRATION DANS LES CELLULES · texte numérisé non relu

VITESSE DE PÉNÉTRATION DANS LES CELLULES

Déjà, dans une séance précédente, nous avons montré comment on peut, en se servant d’une plante aquatique souvent étudiée, YHelodea canadensis, fournir la preuve que le dégagement d’oxygène, sous l'influence de la radiation, est instantané et que la cessation du dégagement accompagne sans transition la disparition de la lumière; il suffit de se placer dans les conditions que nous avons indiquées pour constater que la méthode présente une sensibilité qui atteint une fraction de seconde, alors que, dans les observations anciennes de Boussingault qui

utilisait la méthode du phosphore, cette sensibilité était loin d’être aussi grande.

Nous avons essayé d’obtenir des résultats analogues, en ce

rçui concerne la pénétration à l’intérieur des cellules des

substances nutritives ou autres qu elles empruntent au milieu extérieur.

Ces substances ont à traverser, d’une part la membrane cellulaire, recouverte parfois d’une gaine gélatineuse plus ou moins épaisse, d’autre part la couche superficielle du cytoplasme, ifférenciée en périplaste. Si les substances doivent se rendre an s le sac vacuolaire, ce qui était le cas dans la plupart de nos e xpériences, elles doivent encore traverser l’épaisseur du cyto- P^me et aussi la membrane des vacuoles : il ne s agit donc Pas dune simple osmose comme lorsque deux liquides sont se parés par une seule membrane.

laisser à ces expériences toute leur signification, nous avons eu soin que les résultats obtenus s'appliquent exclusive-

à des cellules vivantes. Les réactifs employés sont ceux *j Ue Ion emploie pour les colorations vitales : solution de bleu «Méthylène, de bleu de crésyl, etc.

n connaît le remarquable travail de Pfeffer sur 1 emploi des 0 ovations vitales chez un certain nombre de plantes 1 . C est qu avec une solution de bleu de méthylène, ce saxant a fc Ussi à colorer en quatre minutes, dans les poils du Trianea bogo-

les granulations*du cytoplasme et aussi à produire une ere coloration du suc nucléaire. Il signale aussi, «sans indi-

a Usdo!f F u ER ’ Veber Anfnahme Anilinfarben in lebende Zellen (Untersucl

°t- Inst, zu Tübingen, Leipzig, 1886 ).

T - LXUl.

(séances)

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