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Note Sur Le Polymorphisme De La Fleur Chez Quelques Orchidées

les 124 échantillons vivants que j’ai sous les yeux et qui ont été cueillis le même jour, 6 mai, clans le même lac de Saint-Andéol. Ici la souche est comparativement petite ou médiocre (le maximum est de 15 millimètres de diamètre); ses lobes sont courts, descendants, parallèlement rapprochés et sans protubérance latérale appréciable, ce qui emporte l’absence presque complète de la couche atrophiée qui, dans YIsoëtes lacustris hivernal, enveloppe le noyau vivant de la souche, laquelle couche est, au contraire, très prononcée dans Yechinospora estival. C’est le contraire de ce qu’on voit dans le lacustris.

M. Ducharlre fait à la Société la communication suivante :

par U P. llt tTIAIlTIti:.

Parmi les particularités plus ou moins remarquables que présente la famille des Orchidées, il n’en est pas de plus étrange que la diversité de forme et de coloration qu’on a observée, depuis un certain nombre d’années, dans les Heurs de quelques-unes de ces plantes. Ce fait, certainement l’un des plus curieux qu’on ait encore constatés dans le règne végétal, s’est offert d’abord dans le genre Catasetum, avec ses voisins Myanthus et Monachanthus , ainsi que dans le genre Cycnoches; tout récemment on l’a remarqué aussi chez un Vanda (1); mais le peu qui vient d’être publié relativement à ce dernier exemple laissera, j’ose l’espérer, quelque intérêt aux détails le concernant que je me propose de consigner dans cette note. Qu’il me soit permis de présenter d’abord un exposé historique, qui me semble d’autant plus à propos que les éléments en sont épars dans de grands ouvrages et recueils dont le prix élevé explique la rareté dans les bibliothèques.

L.-C. Richard avait établi, dans le Synopsis des plantes équinoxiales, un genre d'Orchidées américaines, qui rentre dans la vaste tribu des Vandées et auquel il donna le nom de Catasetum pour indiquer que, chez les plantes dont

(1) Je rappellerai que M. Reichenbach fils, dans son mémoire intitulé : De pollinis Orchi learum genesi ac structura , etc. (thèse in-4°, Leipzig, 1852), a distingué les quatre catégories suivantes de polymorphisme chez les Orchidées : 1° Périanthe dimorphe; gynostème nul dans les fleurs presque régulières (péloriacées), bien conformé dans les fleurs normales; exemples : Oncidium heteranthum Pœpp., peutadactylum Lindl., aborlivum Rchb. f.; Ionopsis. 2" Gynostème seul dimorphe : Hcrschelia cœlestis Lindl., Oduntoglossum zebrinum Rchb. f., Vanda teres Lindl. 3° Périanthe di- (Iri-, télra-?) morphe ; gynostème dimorphe: Catasetum. 4° Périanlhe nettement dimorphe; gynostème presque dimorphe : Cycnoches. De ces catégories, la première ne me semble rentrer que fort indirectement dans le cas du polymorphisme floral, puisqu’il parait n être qu'une conséquence de l’avortement complet des organes reproducteurs. Je crois devoir laisser de côté la deuxième ; quant à la troisième et à la quatrième, on voit que leur distinction repose sur un sub; je ne vois donc pas d’inconvénient à les réunir dans

cette noie.

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